Fonds de transition juste : 62 projets sélectionnés en Wallonie pour renforcer la transition vers la neutralité climatique

Ce jeudi, le Gouvernement de Wallonie a validé la sélection des projets retenus dans le cadre de l’appel à projets publics du Fonds pour une transition juste. Au total 62 projets ont été sélectionnés sur les trois arrondissements éligibles (Charleroi, Mons et Tournai) en Wallonie. Ces projets représentent un investissement total de 197,4 millions d’euros jusque 2029.

Dans le cadre de sa politique de cohésion, l’objectif de l’Union européenne est de corriger les déséquilibres entre les régions d’Europe et de renforcer la cohésion économique et sociale. Le Fonds pour une transition juste (FTJ) est un des outils financiers de cette politique de cohésion qui permet de soutenir les territoires confrontés à des défis sociaux, économiques et environnementaux majeurs dans leur transition vers la neutralité climatique d’ici 2050. Le Fonds pour une transition juste vient compléter les deux leviers financiers de la politique de cohésion de l’UE que sont le Fonds européens de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE+).

Dans le cadre de ce FTJ, la Wallonie dispose d’une enveloppe totale de 438,9 millions d’euros dont 197,4 millions pour des projets publics et 241,5 millions d’euros pour des projets privés à destination des grandes, moyennes et petites entreprises. Les projets publics retenus font l’objet d’un cofinancement, c’est-à-dire d’un financement de l’UE, de la Wallonie et des opérateurs sélectionnés.

Les projets soumis ont été évalués par un Comité d’experts indépendants désignés par procédures de marché public. L’analyse s’est faite sur base de critères clairs et objectivables.

Dans le cadre de cet appel à projets, 62 projets seront soutenus. Ces projets représentent un investissement total de 197,4 millions d’euros sur les trois arrondissements éligibles (Charleroi, Mons et Tournai).

Ces montants sont répartis de la manière suivante : 79 millions à charge de l’UE, 98,7 millions à charge de la Wallonie et 19,7 millions à charge des opérateurs.

 THEMATIQUES

Nombre de projets

Investissement total

Soutien à la construction d’unités de production d’hydrogène

2

15,5 millions

Soutien à la construction d’unités de biométhanisation 

5

28,8 millions

Soutien aux actions de R&I – infrastructures et acquisition d’équipements de pointe

2

3,2 millions

Soutien aux actions de R&I - Développement de projets de recherche

42

31,7 millions

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

11

118,2 millions

TOTAL

62 projets

197,4 millions

 

Les opérateurs ont jusqu’au 31 décembre 2029 pour mener à bien leur projet.

Liste des projets sélectionnés FTJ :

Projets dans l’arrondissement de Mons

Objectif

Intitulé du projet

Bénéficiaire

Budget total approuvé

Description du projet

Soutien à la construction
d'unités de production d'hydrogène

Unité de production d’Hydrogène à Frameries

I.P.F.H.

7,252,349.97 €

Ce projet concerne l’implantation d’une unité de production d’hydrogène vert sur le Parc d’Activités Économiques (PAE) de Frameries.

 

L’hydrogène vert produit sera consommé par les entreprises du PAE. L’hydrogène vert sera produit par l’électrolyse de l’eau au départ d’électricité renouvelable locale issue de deux éoliennes. Cet apport en électricité renouvelable à partir de moyens de production déjà existant pourrait être complété, en fonction des besoins de l’unité par l’implantation sur un terrain propriété d’IDEA. Ces deux éoliennes et le potentiel champ photovoltaïque à développer par ailleurs sur le terrain d’IDEA, fourniront la totalité des besoins du site en fonctionnement en pleine charge.L’unité sera en mesure de produire 300 tonnes d’hydrogène vert par an qui seront distribuées aux entreprises du PAE, leur permettant ainsi de rencontrer des objectifs environnementaux, économiques et techniques.

Soutien à la construction d'unités de biométhanisation

Unité de biométhanisation à Geothermia

IPFH

5,757,990.41 €

Ce projet a pour objectif la construction d’une unité de biométhanisation sur un terrain agricole, jouxtant la zone d’activité économique mixte GEOTHERMIA à Mons.

 

Il est basé sur des partenariats multiples pour mobiliser les ressources du territoire afin de produire du biométhane qui sera injecté dans le réseau de distribution et valorisé au sein d’une Communauté d’Energie, destinée aux PME/PMI et entreprises publiques locales. L’unité de biométhanisation est dimensionnée pour valoriser annuellement environ 25.000 tonnes de matière organique. Elle sera alimentée essentiellement par des effluents d’élevage de proximité, qui constituent une ressource biométhanisable importante, actuellement sous-exploitée en Région wallonne, et par des biodéchets industriels produits localement.
 

La production et le partage de biométhane, via une communauté d’énergie, offre aux entreprises locales qu’elles soient privées ou publiques une alternative aux énergies fossiles à un prix équivalent ou à un surcoût acceptable. Le projet permet une réduction de l’empreinte carbone des entreprises bénéficiaires du gaz vert et renforce donc indirectement leur compétitivité, indispensable à la pérennisation et au développement de l’emploi local.


Le projet renforcera également l’attractivité du parc d’activité économique Geothermia et donc le dynamisme économique de la région.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

Freedom ULG-Intelligence artificielle et robotique
pour la gestion de fin de vie de matériaux réfractaires et la production en Wallonie de magnésium à partir de matières premières issues de l'économie circulaire.

Université de Liège

958,416.60 €

Le cœur du projet Freedom ULiège est le développement d'une technologie de rupture de tri automatisé de matériaux réfractaires en fin de vie. Cette technologie constitue, avec les procédés hydrométallurgique et de réduction carbothermique développé au sein du portefeuille de projet Freedom une des trois briques technologiques innovante visant à mettre en place, en Région Wallonne, une filière de production de magnésium à partir de produits en fin de vie et de matières premières secondaires issues de l'économie circulaire.


La technologie de tri proposée repose sur la fusion et la classification à l'aide d'algorithmes d'intelligence artificielle, de données d'une combinaison inédite de capteurs (3D, couleur, Rayons X Transmis et Laser Induced Spectroscopy) permettant de capturer le maximum de la valeur économique et environnementale contenue dans ces réfractaires usagers en maximisant leur recyclage dans des filières à hautes valeurs ajoutées.


C'est également dans le cadre de ce projet que l'analyse des impacts environnementaux de la filière complète proposée dans le portefeuille Freedom sera réalisée. Cette analyse est particulièrement importante dans ce secteur de la métallurgie du magnésium dont les méthodes de production actuelles sont particulièrement énergivores et impactantes pour l'environnement.

Soutien aux actions de R&I - infrastructures et acquisitions d'équipements de pointe

HTCAR

UMONS - Epargne

175,000.00 €

Le projet HTCAR (High Temperature CARacterisation) vise l’acquisition d’un équipement technologique de haut niveau d’analyse thermique simultanée STA qui couple les techniques ATG (Analyse Thermo-Gravimétrique) et DSC (Differential Scanning Calorimetry), permettant d’effectuer une mesure simultanée des variations de poids et de flux de chaleur jusqu’à hautes températures (de la température ambiante à 2400°C). Cet appareil permet de réaliser des mesures d'analyse thermique par calorimétrie différentielle à balayage et des mesures thermogravimétriques. L’équipement réalise des mesures (i) de flux de chaleur, de température et de capacité thermique et (ii) de perte ou de prise de masse, de stabilité thermique, de décompositions et réactions gaz/solide avec précision. L’atmosphère est contrôlée par un flux de gaz qui peut être oxydant, neutre ou réducteur (gaz contenant de l’hydrogène). Grâce à des mesures précises, l’équipement offrira la possibilité d’étudier des matériaux chimiquement complexes et dont les performances dépendent de leur comportement jusqu’à la fusion. Son spectre d’utilisation étant très large (atmosphère contrôlée, gamme de températures allant de l’ambiante à 2400°C), il permet d’analyser le comportement thermique des matériaux organiques ou inorganiques (des polymères, composites, huiles et charbons jusqu’aux céramiques, ciments, métaux et nanomatériaux) exposés à une augmentation de température pendant leur fabrication, leur utilisation ou leur recyclage, c’est-à-dire durant l’entièreté de leur cycle de vie.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES-INISMA

INISMa

987,775.13 €

Le portefeuille « Integrated Local Energy Systems » est un projet de recherche multipartenaires axé sur les technologies énergétiques et leur intégration dans des communautés d’énergie, qui comprend un ensemble d’activités complémentaires relatives:

  • au développement technologique notamment dans le domaine du stockage d’énergie thermique et des systèmes de stockage hybrides chaleur-électricité ;
  • à l’intégration de technologies énergétiques (conversion, stockage, distribution) dans des systèmes énergétiques complexes et plus spécifiquement au test sur banc d’essais de ces couplages technologiques ;
  • à la démonstration en vraie grandeur de communautés d’énergie ;
  • L’organisation générale du portefeuille est illustrée à la figure 1: interaction entre les 6 grappes de projets (axes) du portefeuille ILES Le projet ILES-INISMa est intégré à la grappe de projets de l’axe 3 dédiée au développement de solutions de stockage de chaleur et leur intégration dans les infrastructures des communautés énergétiques. ILES-INISMa est le seul projet de cette grappe qui cible la chaleur fatale correspondant aux températures moyennes (200 à 500°C) et élevées (T > 500°C), dont la provenance est exclusivement associée aux procédés de combustion et de cuisson (secteurs réfractaire et céramique, métallurgique, verrier, cimentier et activités de combustion de déchets ou de pyrométallurgie).L’objectif d’ILES-INISMa est donc de produire des matériaux de stockage de chaleur préparés avec des matières secondaires telles que des scories d’aciérie, du verre déclassé, des déchets de démolition de bâtiments, et de poussières minérales non valorisées. Le développement de ces produits est mené en ciblant d’abord une formulation de brique pressée ou de béton moulé destiné au stockage de la chaleur sensible (basé sur la capacité calorifique des matériaux), puis d’un stockage de la chaleur latente (basé sur le changement d’état solide<=>liquide de sels inorganiques ou de verres à bas point de fusion) de matériaux à changement de phase encapsulés dans une cellule étanche céramique, et enfin d’une mise en commun de ces deux solutions de stockage (réalisation de modules de stockage hybrides, ou bien association des 2 modules). Le projet comprend aussi la conception et construction d’une enceinte de confinement de la chaleur stockée dans les modules céramiques, puis de la validation de performance du système de stockage au laboratoire et possiblement en industrie. Le TRL de départ est de 3 et atteindra un niveau 6 en fin de période. Dans le contexte de la grappe ILES, ce projet apportera donc une contribution importante au stockage de l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des communautés d’énergie. Les retombées de ce projet aideront la Wallonie à atteindre les objectifs de décarbonation et de réduction des besoins énergétiques, mais aussi d’accroissement de compétitivité et de création d’emplois fixés par l’Europe.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES - MATERIA NOVA

MATERIA NOVA -
Site Initialis

1,591,285.04 €

MATERIA NOVA est un centre de recherche et développement agréé axé sur le transfert technologique entre le monde de la recherche fondamentale et celui de l’industrie. Il possède une expertise pointue et reconnue en synthèse et fonctionnalisation de matériaux par diverses technologies existantes ou développées dans le domaine des traitements par voies sèches (plasma) et humides (galvanoplastie, solgels ...), en analyses des matériaux via sa plateforme de caractérisation comptant près de 200 équipements.


Le projet ILES-MATERIA NOVA  s'inscrit dans le portefeuille ILES (Integrated Local Energy Systems) qui est constitué des 6 axes directeurs suivants :

  • Axe 1 : Collecte, organisation, gouvernance des données à caractère énergétique ;
  • Axe 2 : Cartographie des besoins énergétiques ;
  • Axe 3 : Technologies de stockage d’énergie (chaleur – électricité - hydrogène) ;
  • Axe 4 : Utilisation de la géothermie basse température dans les communautés d’énergie ;
  • Axe 5: Couplage de technologies énergétiques et tests sur banc d’essais ;
  • Axe 6 : Développement et démonstration des outils de dimensionnement et de pilotage sur des use-cases existants.

 

Cette fiche projet ILES-MATERIA NOVA est constituée de 2 activités de recherche majeures ou workpackage (WP) liées sur le stockage énergétique sous la forme d’hydrogène décarboné (WP 3.1.4 de l’Axe 3 du portefeuille ILES) et du couplage de divers composants énergétiques (production d’hydrogène vert, stockage et conversion en chaleur et électricité à partir d’eaux usées agricoles et d’urines pour constituer un écosystème plus vertueux (WP 5.5 de l’Axe 5 du portefeuille ILES).

 

  • WP 1.4. Le stockage d’énergie renouvelable sous la forme d’hydrogène comprimé et/ou à basse température dans des réservoirs de 4ème génération (nano-composites polymères et revêtements barrières)
  • Le WP 3.1.4. est constitué de 3 activités importantes :
  • WP 3.1.4.1. Synthèse de composites aux propriétés mécaniques et barrière à l’H2améliorées ;
  • WP 3. 1.4.2. Couches barrières à l’H2adaptées aux composites déformable et applicable sur géométries creuses ;
  • WP 3. 1.4.3. Caractérisation des matériaux.
  • WP 5.5. Le couplage de technologies de décarbonation et du co-traitement d’eaux usées à charge azotée d’origine agricole pour la coproduction d’hydrogène, de chaleur, d’électricité et la valorisation des co-produits générés. Le WP 5. est constitué de 3 activités importantes :
  • WP 5.1. Modélisation d’un écosystème pour la récupération et la valorisation des eaux usées et urines ;
  • WP 5.2. Optimisation et validation expérimentale des paramètres opératoires de la production de matériaux électrocatalytiques et de la réaction d’électrooxydation des charges azotées ;
  • WP 5.3. Essai à l’échelle pilote.

 

Pour ces activités WP 3.1.4 et WP 5.5, le niveau TRL de départ est de 3 et le niveau TRL final visé sera de maximum 6. Le projet ILES-MATERIA NOVA  occupera une moyenne de 2.5 ETP/an durant 4 ans.  3 unités de MATERIA NOVA (MANO-CHIPS, MANO-SMPC et MANO-SDM) collaboreront entre elles.  MATERIA NOVA qui recevra également un soutien scientifique de l’UMONS sur le WP5.5. Au-travers de différents moyens de communication et de diffusion scientifique des informations, les chercheurs de ILES_MANO échangeront régulièrement avec les chercheurs des 9 autres bénéficiaires du portefeuille ILES (UMONS, ULB, ULiège, UCLouvain, CENAERO, INISMa, MULTITEL, Buildwise et HE Condorcet) afin d’enrichir l’impact de leurs résultats pour la conception de écosystèmes énergétiques du futur.

 

Les principaux délivrables sont :

 

  • Différentes formulations de composites polymères thermodurcissables compatibles avec une utilisation sous contrainte mécanique forte et présentant des propriétés barrière à l’hydrogène améliorée ;
  • Des architectures de couches à base de carbure et nitrure optimisées du point de vue propriétés barrières à l’hydrogène et résistances mécaniques ;
  • Un procédé de dépôts permettant de générer ces dépôts dans des cavités (à l’intérieur de réservoirs par ex.) ;
  • Un banc de mesure de perméation à l’H2 sur polymère et de mesure de dégazage de polymère chargé en H2 ;
  • L’amélioration et la combinaison optimale des procédés pour la fabrication d’électrodes et de catalyseurs 3D performants pour l’électrolyse d’eaux usées à charge azotée ;
  • La mise au point de nouvelle électrodes 3D performantes, durables qui soient intégrable au nouvel électrocatalyseur développé par MATERIA NOVA ;
  • Un électrocatalyseur innovant issu du rétrofit d’un électrolyseur alcalin commercial. (6‑8kWe) qui permettra de gérer la production d’hydrogène et des co-produits ;
  • La création d’un jumeau numérique d’un écosystème énergétique de type ‘ferme d’élevage’ ;
  • Différentes projections technico-économiques sur de futurs Use Case.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES - MULTITEL

MULTITEL

494,205.68 €

Le projet ILES-Multitel s'inscrit dans les Axes 5 et 6 du portefeuille ILES. Il inclut des activités de recherche dans les domaines suivants :

  • Le développement d'outils de dimensionnement et de pilotage des systèmes énergétiques ;
  • Le test d'équipements de conversion d'énergie sur bancs d'essais dynamiques.

Soutien aux actions de R&I - 
Développement de projets de recherche

 

ILES-ULiège

Université de Liège

1,910,316.39 €

Le projet ILES-ULiège s'inscrit dans les Axes 2 à 6 du portefeuille ILES.

 

Il inclut des activités de recherche dans les domaines suivants :

 

  • La cartographie des besoins énergétiques (électricité, chaleur – chaud/froid) à l’échelle territorial et du quartier ;
  • L’étude de l’adéquation entre consommations, productions et stockage d’énergie à l’échelle d’une communauté d’énergie renouvelable ;
  • Le développement d'outils de dimensionnement et de pilotage des systèmes énergétiques ;
  • Le stockage d'énergie thermo-chimique ;
  • La valorisation du potentiel géothermique à basse température comme milieu de stockage de chaleur et de froid ;
  • Le développement d’outil de conception d’un réseau de chaleur de 5eme génération ;
  • La capture de CO2 couplé à une cogénération ;
  • Le test d'équipements de conversion d'énergie sur bancs d'essais dynamiques.

Soutien aux actions de R&I - 
Développement de projets de recherche

ILES-UMONS

UMONS - Parc - 
Warocqué

4,966,056.83 €

Le projet ILES-UMONS s'inscrit dans les Axes 1 à 6 du portefeuille ILES.

 

Il inclut des activités de recherche dans les domaines suivants :

 

  • La modélisation énergétique des bâtiments et des quartiers (chaleur/froid-électricité) ;
  • Le diagnostic énergétique territorial ;
  • Le développement d'outils de visualisation des données énergétiques ;
  • Le développement d'outils de dimensionnement et de pilotage des systèmes énergétiques ;
  • Le stockage d'énergie thermique par réaction solide-gaz et par technologie MOST ;
  • La valorisation du potentiel géothermique à basse température comme milieu de stockage de chaleur et de froid et sa cartographie ;
  • Le test d'équipements de conversion d'énergie sur bancs d'essais dynamiques.

 

Les principaux livrables sont :

 

  • Un cahier des charges pour une infrastructure de partage de données énergétiques compatibles avec les recommandations européennes en matière d’EDS ;
  • Une sandbox IA/Energie permettant à un nouveau membre d’une Communauté d’Energie de jauger l’intérêt d’un partage de ses données ;
  • Les outils et méthodologies relatifs à l’évaluation des besoins énergétiques à l’échelle des bâtiments et des quartiers/districts ;
  • Un outil permettant de générer une cartographie du potentiel de stockage thermique des formations superficielles et des anciennes mines de charbon abandonnées de Wallonie ;
  • Des outils logiciels de dimensionnement et de gestion opérationnelle des systèmes énergétiques ;
  • Deux prototypes de stockage d'énergie thermique (sur base du principe du stockage thermochimique par réaction solide-gaz et du principe de stockage MOST) ainsi que les formulations des matériaux/molécules actifs pour le stockage ;
  • Une unité de production à moyenne échelle des solides réactionnels développés (pour le stockage thermochimique par réaction solide-gaz) ;
  • Un rapport technico-économique relatif à l'application de ces technologies de stockage thermique dans les systèmes énergétiques ;
  • Des outils de simulation du comportement du gisement de géothermie à basse température (cas des eaux de mines) dans des applications de stockage de chaleur et de froid ;
  • Des bancs d'essais fonctionnels pour le test d'équipements thermiques.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

Cyber Transition - Multitel

MULTITEL

543,048.88 €

Ce projet concerne l’implémentation et les tests de nouvelles méthodes développées dans le projet du partenaire universitaire UCLouvain pour assurer la cybersécurité des infrastructures énergétiques. Celles-ci concerneront tant la cybersécurité à conception des systèmes que la surveillance de ceux-ci lors de leur exécution. Une évolution progressive du périmètre d’application de ces méthodes chez les partenaires industriels, une évaluation tout au long du projet et une amélioration itérative des techniques dans un cadre réaliste permettra à ce projet, par son aspect concret, de renforcer l’adoption des technologies innovantes par le secteur de l’énergie.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

HARDMat-Certech

CERTECH

402,284.22 €

Le projet HARDMat-Certech vise la sélection de matières premières, la formulation et la mise en oeuvre de mélanges WC-Co /polymère adaptés à des procédés de fabrication additive innovants.Concrètement Certech prendra en charge le développement de nouveaux matériaux et leur mise en œuvre.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECOMAT_CRIBC

CRIBC

719,601.42 €

La grappe de projets ECOMat est l’une des trois thématiques couvertes par le portefeuille EXTREMat. ECOMat cible la fabrication d’une nouvelle génération de matériaux poreux céramiques, avec le triple objectif suivant :

 

  • Montrer que la production par fabrication additive de matériaux céramiques peut être décarbonée, faible consommatrice de ressources et économiquement viable.
  • Démontrer le bénéfice apporté par les technologies de la fabrication additive pour la réalisation de structures poreuses architecturées fonctionnelles, pour trois domaines applicatifs distincts : l’énergie, l’environnement, et la chimie CO2-sourcée.
  • Œuvrer à l’accroissement de la compétitivité des industries de la céramique wallonne en identifiant les transferts technologiques de court terme, les segments de marché pertinents et les acteurs économiques éventuels pouvant compléter l’écosystème.

 

Pour satisfaire les exigences environnementales de décarbonation et de consommation d’énergie la grappe s’intéressera à la mise en œuvre de formulations céramiques ne requérant pas de cuisson à haute température (i.e. >1200°C). Cet objectif sera rendu possible en exploitant des matières céramiques techniques issues de filières de recyclage qui seront consolidées par des liants inorganiques dont la prise s’effectuera par tempérage sous le seuil des 600°C. Ces céramiques qualifiées de « shape and use » constituent une véritable rupture technologique : en effet, la substitution de l’étape de frittage très énergivore par l’utilisation de liants inorganiques conférant robustesse et stabilité dimensionnelle aux architectures céramiques, assurera un gain énergétique considérable par rapport aux matériaux conventionnels.

Un autre facteur disruptif de la grappe concerne l’adoption de structures architecturées (matériaux cellulaires à design contrôlé), bien plus efficientes que les céramiques poreuses conventionnelles (mousses et monolithiques extrudés à canaux parallèles). Compte tenu des complexités géométriques des architectures céramiques visées, la mise en forme sera réalisée par fabrication additive.

 
La grappe de projets s’articulera autour des projets complémentaires des partenaires CRIBC (ECOMat_CRIBC) et UMons (ECOMat_UMons). Les échanges avec les entreprises parrainant la grappe, ont permis de cerner les applications et les familles de matériaux qui leur sont associées, offrant de réelles perspectives sur le terrain de la transition énergétique. Chacun des projets de la grappe ECOMat cible un créneau de marché différent, leurs développements communs étant concentrés sur l’amélioration et la maturation des procédés de fabrication basse énergie de ces céramiques complexes. Pour le développement des architectures désirées, les deux partenaires exploiteront les procédés additifs de micro-extrusion 3D et binder-jetting disponibles au CRIBC, et doublement avantageux pour un développement industriel futur car à la fois productifs et à bas capex.


Le projet ECOMat-CRIBC se spécialisera sur les segments de marché de :

 

  • l’énergie : au travers des échangeurs de chaleur compacts et des receveurs solaires volumétriques, où le matériau céramique adéquat est le carbure de silicium ;
  • la chimie CO2-sourcée (CCUS): en ciblant la fabrication de substrats de catalyse hétérogène en alumine gamma et en hydrotalcite mésoporeuses.

ECOMat-CRIBC visera d’abord la formulation et/ou l’adaptation de liants inorganiques pour les rendre compatibles avec les poudres céramiques considérées, puis se concentrera sur la fabrication additive des architectures complexes désirées.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

HARDMat_CRIBC

CRIBC

728,498.45 €

Les matériaux céramiques comme les carbures de tungstène cémentés (de type WC-Co), du fait de leurs excellentes propriétés mécaniques et tribologiques, occupent une place particulière dans l’industrie, et notamment en Wallonie (outils de coupe, éléments de forage, mise en forme et finition des métaux …).

Cependant, leur utilisation est de plus en plus soumise à des contraintes d’ordre économique, stratégique, environnemental et sanitaire. Il est donc nécessaire de répondre à ces différentes problématiques afin de permettre aux sociétés locales utilisatrices de carbure de tungstène de garder un avantage concurrentiel à l’international. Dans ce but, la grappe de projets HARDMAT visera le développement de solutions alternatives éco-responsables pour la mise en œuvre de ces matériaux. La grappe de projets impliquera une collaboration étroite entre Certech, Sirris et l’université de Mons (HARDMat_Certech, HARDMat_Sirris et HARDMat_UMons).


Dans cette optique, quatre leviers d’actions seront mis en œuvre :

 

  1. La mise en place d’une méthode de densification moins énergivore permettant de réduire significativement la consommation d’énergie associée à la production des pièces en carbure ;
  2. La substitution partielle ou totale du matériau noble par des matériaux recyclés (réduisant ainsi les rejets en CO2 engendrés lors de l’extraction des matières premières). Des sources variées et abondantes ont été identifiées à des prix nettement inférieurs à ceux du marché ;
  3. La substitution du cobalt par des phases liantes métalliques innovantes, moins toxiques et stratégiques permettant l’obtention de propriétés fonctionnelles adéquates ;
  4. L’amélioration des performances et de la durabilité des pièces, grâce à des designs optimisés rendus accessibles par des méthodes de fabrication additive productives ;
  5. La grappe de projets HARDMat visera à la mise en place d’une filière verte, à l’échelle européenne, allant de la formulation des poudres et des feedstocks, leur mise en forme et à la densification des outils cémentés, jusqu’au recyclage de ceux-ci après utilisation. 

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

REFRAMAT_INISMa

INISMa

737,424.92 €

En Wallonie, le secteur industriel du réfractaire reste très actif et est constitué principalement de PME (70%). Ces PMEs sont majoritairement des entreprises productrices ou utilisatrices de bétons réfractaires. Afin d’être pérennes et compétitives, ces entreprises se doivent d’être innovantes dans leurs procédés de fabrication, mais également dans leurs offres de matériaux.

 

Ainsi, la mise en œuvre de nouvelles technologies de production, associées au développement de produits de plus haute technicité, constituent des leviers essentiels de développement. La réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une utilisation plus rationnelle des matières premières (dont certaines sont soumises à des restrictions géopolitiques) sont aussi des garanties de pérennité, pour l’industrie Wallonne du réfractaire, et ses clients.

Les PME liées à ce secteur d’activité n’ont généralement ni les moyens financiers ni les ressources humaines pour mener à bien une R&D en interne. Cela les place en position de faiblesse par rapport aux sociétés rivales de statures internationales. Cette compétition exacerbée par le défi européen du "green deal " impose à ces PME d’être innovantes et de proposer de nouveaux produits techniques à caractère circulaire. Cela requiert également une remise en question de certains procédés manufacturiers et leur substitution par des technologies de production plus agiles et sûres.


Dans ce contexte, le projet REFRAMat_INISMa en synergie avec les projets REFRAMat_UMONS et REFRAMat_MULTITEL vise :

 

  • le développement de bétons réfractaires à faible empreinte carbone, plus durables et plus facilement recyclables en fin de vie pour la poche de sidérurgie ;
  • la diminution de l’empreinte carbone du procédé de production des pièces de formes réalisées en béton réfractaire.

Pour rencontrer, les objectifs susmentionnés, l’approche envisagée est :

  • de substituer la phase liante cimentaire des bétons réfractaires par des liants alternatifs de types colloïdaux ;
  • d’implémenter la technologie micro-ondes pour le séchage/l’étuvage des pièces de formes réalisées en bétons réfractaires en alternative aux méthodes de séchage conventionnelles.

Dans son entièreté, la grappe de projets REFRAMat, vise la modernisation du secteur réfractaire via le développement de produits innovants, leur caractérisation par des techniques de pointes, des modes de productions plus agile et sûres et l’utilisation de l’IA pour faciliter le développement de futurs produits et leur mise sur le marché. Ainsi, le secteur industriel wallon du réfractaire verra sa compétitivité soutenue tout en réduisant l’empreinte carbone globale de ses activités.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

REFRAMAT_Multitel

MULTITEL

477,488.07 €

En Wallonie, le secteur industriel du réfractaire reste très actif et est constitué principalement de PME (70%). Ces PME sont majoritairement des entreprises qui produisent des bétons réfractaires (fabricants) ou qui en utilisent (installateurs, utilisateurs). Afin d’être pérennes mais aussi de rester compétitives, ces entreprises se doivent d’être innovantes dans leurs procédés de fabrication, mais également dans leurs offres de matériaux. De plus, la mise en place de technologies de production nouvelles, associées au développement de produits de plus haute technicité, devrait permettre une réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une utilisation rationnelle des matières premières, dont certaines sont soumises à des restrictions géopolitiques, pour l’industrie du réfractaire, mais également pour leurs clients.


Les PME wallonnes liées au secteur du réfractaire n’ont pas les moyens financiers et/ou les ressources humaines pour mener à bien une R&D en interne. Cela les place en position de faiblesse par rapport aux sociétés rivales de statures internationales. Pour ces PME, développer des matériaux de haute technicité à caractère circulaire et l’implémentation de technologies de production plus agiles et sûres leur permettrait, non seulement d’être plus compétitives, mais aussi de relever le challenge européen du « Green Deal ».
Dans ce contexte, le projet REFRAMat_MULTITEL en synergie avec les projets REFRAMat_INISMa et REFRAMat-UMONS, vise à implémenter la technologie micro-ondes pour le séchage/l’étuvage des pièces de formes réalisées en bétons réfractaires en alternative aux méthodes de séchage conventionnelles. Pour cela des outils de monitoring innovants seront utilisés pour contrôler et garantir le séchage via cette technologie de chauffe par micro-ondes. Cet aspect est particulièrement important d’un point de vue économie d’énergie, efficacité de process et qualité/fiabilité des pièces finales.

 

 Il s’agira notamment d’utiliser :

 

  • des capteurs à base de fibres optiques intégrés dans le matériau lors de sa mise en forme. Le capteur permettra de suivre le cycle complet du procédé de séchage en temps réel. Ce capteur sera sensible à plusieurs paramètres simultanément : humidité, température et contraintes ;
  • des ondes dans la gamme millimétrique pour évaluer le taux d’humidité résiduel dans les matériaux après une étape de séchage.

 

Dans son entièreté, la grappe de projets REFRAMat, qui s’inscrit dans le cadre du portefeuille EXTREMat, vise la modernisation du secteur réfractaire via le développement de produits innovants, leur caractérisation par des techniques de pointes, des modes de productions plus agile et sûres et l’utilisation de l’IA pour faciliter le développement de futurs produits et leur mise sur le marché. Ainsi, le secteur industriel wallon du réfractaire verra sa compétitivité soutenue tout en réduisant l’empreinte carbone globale de ses activités.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

REFRAMAT-UMONS

UMONS

753,729.39 €

Le volet REFRAMat (portefeuille EXTREMat) se propose d’apporter un soutien concret de recherche et développement au secteur wallon très actif des réfractaires et répondant à des problématiques actuelles que sont l’énergie, les ressources en matériaux, l’environnement et la compétitivité.

 

Dans ce contexte, le projet REFRAMat_UMONS, en synergie avec les projets REFRAMat_INISMa et REFRAMat_MULTITEL, vise à développer des réfractaires monolithiques (bétons réfractaires sans ciment) à faible empreinte carbone, plus durables et plus facilement recyclables pour une application "clé" dans la filière sidérurgique (les poches d’aciérie), ainsi que la mise au point d’une technique de séchage moins énergivore par micro-ondes.


Plus spécifiquement, le projet REFRAMat_UMONS propose d’accroître la rapidité d’analyse et de caractérisation des matériaux réfractaires et d’accélérer les processus de développement de nouveaux matériaux réfractaires tout en diminuant les coûts de fabrication.


Pour la caractérisation plus rapide des matériaux réfractaires, l’approche envisagée est d’utiliser une technique de pointe et innovante d’imagerie chimique et microstructurale au moyen de la spectroscopie de plasma induit par laser (LIBS) couplée à un traitement et une analyse d’images digitales acquises par LIBS. L’objectif est de tirer parti des avantages de la technique LIBS : sa rapidité, sa simplicité, son faible coût et son applicabilité à l’échelle macroscopique. Ce dernier aspect est crucial car les matériaux visés dans le volet REFRAMat sont hétérogènes puisqu’ils sont constitués à la fois de gros grains, de l’ordre du millimètre, et de grains fins qui peuvent être inférieurs au micron. De cette façon, le volet REFRAMat bénéficiera de jeux de données volumineux et inédits qui permettront de comprendre la relation entre la microstructure du matériau couplée à l’analyse chimique et les performances et/ou dégradations en service. Bien qu’innovante, la technique LIBS bénéficie déjà d’un "proof-of-concept" dans le champ d’application du projet car elle a été testée avec succès en collaboration avec l’INISMa lors d’une étude préliminaire sur des matériaux réfractaires.


Pour accélérer les processus de développement de nouveaux matériaux réfractaires tout en diminuant les coûts de fabrication, il s’agira aussi dans le cadre du projet REFRAMat_UMONS, d’intégrer et d’utiliser des technologies de pointe en IA. L’approche envisagée pour rencontrer ces objectifs spécifiques est premièrement de constituer une base de données représentative des matériaux habituellement fabriqués dans le secteur réfractaire, des nouveaux matériaux envisagés, et des données typiquement collectées vis-à-vis de ceux-ci dont celles obtenues par techniques LIBS. Cette base de données servira d’apprentissage pour des outils IA afin d’établir ensuite des modèles d’IA prédictifs du comportement de nouveaux matériaux en service.


Dans son entièreté, la grappe de projets REFRAMat, qui s’inscrit dans le cadre du portefeuille EXTREMat, vise la modernisation du secteur réfractaire via le développement de produits innovants, leur caractérisation par des techniques de pointe, des modes de productions plus agiles et sûrs et l’utilisation de l’IA pour faciliter le développement de futurs produits et leur mise sur le marché. Ainsi, le secteur industriel wallon du réfractaire verra sa compétitivité soutenue tout en réduisant l’empreinte carbone globale de ses activités.

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 Développement de projets de recherche

ECOMAT-UMONS

UMONS - Epargne

410,056.96 €

L’attractivité des matériaux céramiques résulte de leurs propriétés intrinsèques remarquables et très diverses, permettant de satisfaire à de très nombreuses d’applications.  Ce large spectre de propriétés peut encore être étendu par l’introduction d’un réseau poreux pour apporter un gain de légèreté, mais aussi et surtout, pour permettre la circulation de fluides tout en offrant une grande surface d’échange. En raison de leur aptitude à résister aux environnements les plus agressifs, les céramiques poreuses sont ainsi très largement utilisées pour la fabrication de filtres, d’échangeurs de chaleur, de pots catalytiques … Toutefois, les procédés céramiques classiques sont très énergivores, nécessitent des investissements coûteux, et présentent des limitations quant à la complexité de géométrie des pièces produites.


Afin de lever ces limitations, la grappe de projets ECOMat cible un triple objectif :

 

  • Montrer que la production par fabrication additive de matériaux céramiques peut être décarbonée, faible consommatrice de ressources et économiquement viable ;
  • Démontrer le bénéfice apporté par les technologies de la fabrication additive pour la réalisation de structures poreuses architecturées fonctionnelles pour trois domaines applicatifs distincts : l’énergie, l’environnement, et la chimie CO2-sourcée ;
  • Œuvrer à l’accroissement de la compétitivité des industries de la céramique wallonne en identifiant les transferts technologiques de court terme, les segments de marché pertinents et les acteurs économiques éventuels pouvant compléter l’écosystème.

 

Au sein de cette grappe de projets, en partenariat avec le CRIBC, le projet ECOMat-UMONS a pour objectif de développer un procédé innovant, à faible impact environnemental, pour la réalisation de pièces à base de matériaux céramiques silicatés. Les caractéristiques des matériaux produits répondront aux critères requis pour des applications techniques, telles que la filtration ou la catalyse, jusqu’à des températures de 1000°C. Ce procédé repose sur la mise en forme de pièces crues à partir de poudres d’aluminosilicates (mullite et cordiérite), pouvant majoritairement être issues d’une filière de recyclage, et une consolidation sans recourt à des traitements thermiques énergivores, en utilisant notamment des réactions de géopolymérisation. Ce procédé sera compatible avec des méthodes de fabrication additive utilisant des poudres, telle que l’extrusion 3D ou le binder jetting afin de produire des pièces de formes complexes à porosité architecturée.

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Développement de projets de recherche

HARDMat-UMONS

UMONS – Epargne

559,535.52 €

Les matériaux céramiques comme les carbures de tungstène cémentés (de type WC-Co), du fait de leurs excellentes propriétés mécaniques et tribologiques, occupent une place particulière dans l’industrie, et notamment en Wallonie (outils de coupe, éléments de forage, mise en forme et finition des métaux, …).

Cependant, leur utilisation est de plus en plus soumise à des contraintes d’ordre économique, stratégique, environnemental et sanitaire. Il est donc nécessaire de répondre à ces différentes problématiques afin de permettre aux sociétés locales utilisatrices de carbure de tungstène de garder un avantage concurrentiel par rapport à l’international. Dans ce but, dans le cadre du portefeuille EXTREMat, le projet HARDMat-UMONS, en collaboration avec le CRIBC, le Certech et Sirris, visera le développement de solutions alternatives permettant une diminution majeure de l’empreinte carbone des carbures cémentés. 


Dans cette optique, quatre leviers d’actions sont envisagés :

 

  • La mise en place d’une méthode de densification moins énergivore ;
  • La substitution partielle ou totale du matériau noble par des matériaux recyclés (réduisant ainsi les rejets en CO2 engendrés lors de l’extraction des matières premières). Des sources variées et abondantes ont été identifiées à des prix nettement inférieurs à ceux du marché ;
  • La substitution du cobalt par des phases liantes métalliques innovantes, moins toxiques et constituées de matériaux moins critiques que le cobalt, et permettant l’obtention de propriétés fonctionnelles adéquates ;
  • L’amélioration des performances et de la durabilité des pièces, via les designs accessibles par les méthodes de fabrication additive.

 

Le  projet HARDMat-UMONS (et le volet HARDMat dans son ensemble) visera à la mise en place d’une filière verte, à l’échelle européenne, allant de la formulation des poudres et des feedstocks, leur mise en forme et la densification des outils cémentés, jusqu’au recyclage de ceux-ci après utilisation.

Le projet HARDMat-UMONS vise à étudier les possibilités de limiter l’utilisation du WC et du Co primaire en : (i) utilisant du WC-Co recyclé provenant notamment des outils usagés en carbure de tungstène-cobalt (matière première secondaire) pour promouvoir une économie circulaire, et (ii) remplaçant le liant cobalt par des liants alternatifs éco-responsables. En suivant une méthodologie basée sur la modélisation des systèmes de matériaux en utilisant le logiciel thermodynamique ThermoCalc, et sur une approche expérimentale permettant de fabriquer des poudres composites de composition chimique adéquate, le projet HARDMat-UMONS vise ainsi à développer des liants alternatifs permettant d’obtenir des propriétés mécaniques et tribologiques au moins équivalentes à celles obtenues avec le cobalt.

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Développement de projets de recherche

Freedom INISMA

INISMa

597,956.42 €

Malgré une abondance naturelle élevée (2.3% dans la croûte terrestre et troisième élément le plus abondant dissous dans l’eau de mer), l’extraction du magnésium exerce un lourd impact sur les paysages et les écosystèmes. De nos jours, environ 85% du magnésium métallique et plus de 50% de la magnésie exportés dans le monde viennent de Chine. Les deux autres gisements les plus importants se trouvent en Russie et en Corée du Nord.


Afin de contourner les limitations d’accès géostratégiques et le quasi-monopole chinois sur cette matière, sans pour autant détruire les ressources naturelles locales, le géant RHI-Magnesita a développé une filière de recyclage de déchets magnésiens et vise un taux de recyclage de plus de 10% d’ici 2025, ce qui permet d’économiser 1,8 tonnes de CO2 pour chaque tonne de magnésie recyclée utilisée.

De par son activité sidérurgique, la Wallonie dispose elle aussi d’un flux important de déchets magnésiens non valorisés.


Le projet FREEDOM-INISMa veut contribuer au développement d’une filière wallonne de production de magnésie-magnésium, au départ de ce gisement de déchets.


FREEDOM-INISMa vise 2 objectifs :

 

  1. Cartographier l’ensemble des fournisseurs de matériaux usagés riches en magnésium, en Wallonie et hors Wallonie. Ce travail inclut aussi l’analyse des matériaux usagés disponibles.
  2. Diversifier le potentiel de valorisation, en développant une solution industrielle à haute valeur ajoutée et à faible empreinte environnementale qui utilisera massivement la magnésie pure obtenue grâce au procédé développé dans le projet FREEDOM-CTP. Pour ce 2ème objectif, l’INISMa cible la fabrication additive de pièces céramiques destinées aux secteurs de la fonderie et de la métallurgie des poudres.

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Développement de projets de recherche

ECODECO _ Materia Nova

MATERIA NOVA

598,747.81 €

Le portefeuille ECODECO vise la mise en place d’une plateforme multi-matériaux de design, de sélection, de fabrication et de démantèlement de revêtements. La finalité des développements prévus dans la plateforme est d’aboutir à la fabrication de revêtements protecteurs permettant un usage prolongé des produits, assortie du développement de méthodes spécifiques de désassemblage adaptés aux revêtements employés et permettant de définir les stratégies de réemploi ou de recyclage.


A l’intérieur de ce portefeuille, l’objectif du projet ECODECO_MateriaNova est de proposer des solutions utiles pour la fabrication et la gestion de la fin de vie d’objets polymères ou composites recouverts d’une couche métallique.  Cette fiche projet décrit les activités prévues par Materia Nova pour proposer des solutions d’écoconception des plastiques métallisés en vue d’en intensifier le recyclage.


Il s’agira en particulier de :

 

  • développer des solutions de métallisation (Cr et Al) innovantes des plastiques (ABS, PE). Dans ce cadre le projet proposera une solution de métallisation des plastiques et composites, basée sur l’utilisation de méthodes PVD moins impactantes que les solutions électrochimiques très utilisées aujourd’hui ;
  • de transférer à une échelle pilote des solutions de revêtements, intercalés sous la couche métallique, qui permettent la délamination de la couche métallique lorsque l’objet est soumis à un stimulus (ie température). Ceci permet par l’écoconception des revêtements de proposer une solution de decoating pour favoriser et intensifier le recyclage des matières plastiques métallisées ;
  • de mettre au point d’un outil d’évaluation d’impact environnemental simplifié basé sur la méthodologie de l’analyse de cycle de vie (ACV) permettant d’évaluer les solutions technologiques développées par tous les partenaires du portefeuille.  Ceci permettra d’offrir aux partenaires une solution rapide pour évaluer de manière globale les solutions de décoating mises au point.

 

Ces activités, qui couvriront les axe1 (sélection rationnelle des matériaux répondant à une fonction de durabilité donnée), axe2 (simulation des procédés de revêtements et des performances d’usage), axe 3 (développement et l’utilisation de méthodologies spécifiques de type plan d’expériences et d’échantillons à haut taux de criblage) et axe 4 (développement d’outils d’analyses de cycle de vie et de coût simplifiées) du portefeuille, et seront réalisées en collaboration étroite avec l’UMONS, l’UNamur, l’UCL et les centres de recherche Cenaero, CTP et CRM ; elles s’articuleront avec les activités des autres opérateurs de ces mêmes Axes mais aussi, de manière transversale, avec tous les développements technologiques du portefeuille.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_UMONS

UMONS

615,083.26 €

L’UMONS mènera le projet ECODECO_UMONS visant à (i) moduler l’interface des polymères, (ii) ainsi que leurs propriétés en volume afin de favoriser le processus de désassemblage avec le dépôt métallique (Cr ou Al).

Des procédés innovants (e.g. polymérisation par plasma, …) et respectueux de l’environnement seront développés dans le cadre de ce projet à travers deux laboratoires de l'Institut de Matériaux collaborant de longue date : le laboratoire ChIPS (“Chimie des Interactions Plasma Surface”) et SMPC (“Service de Matériaux Polymères et Composites”).

 Le ChIPS s’attèlera à la synthèse de revêtements multifonctionnels permettant une modulation des propriétés d’adhésion entre l’interface polymérique et le dépôt métallique via un stimuli (e.g. thermique). Le SMPC sera quant à lui en charge du développement d’additifs macromoléculaires basés sur des entités thermoréversibles (Diels-Alder) pour favoriser le désassemblage d’hybrides et de leur incorporation dans les matrices polymériques par technologie d’extrusion.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

TRL7 - Plug&Tests

UMONS -
Plaine de Nimy

21,487,038.35 €

Le projet d’infrastructure remarquable TRL7 Plug&Tests s’inscrit dans le contexte de la décarbonation du territoire du Cœur de Hainaut. Il est en cohérence avec les enjeux de décarbonation au niveau de la Région Wallonne qui s’est dotée de son Plan d’Action Energie Climat (PACE) 2021-2030 et du Set-Plan Européen (55% de GES en 2030 et neutralité carbone en 2050).

Les investissements porteront sur la mise à disposition d’infrastructures d’accueil pour entreprises et d’équipements permettant aux entreprises de mettre à l’épreuve leurs procédés visant à minimiser la prise de risque au moment du passage à l’industrialisation. Il s’agira notamment de concevoir, développer et animer un écosystème Plug & Tests qui aidera les professionnels à mettre les nouveaux matériaux durables, circulaires et procédés décarbonés à l'épreuve. Au-delà d’être un accélérateur qui permettra aux entreprises, sous les recommandations de scientifiques, de faire accompagner leurs projets jusqu’à l’opérationnalité la plus aboutie, cette infrastructure dotée d’équipements high-tech sera un écrin pour la coopération. Elle favorisera les interactions entre monde de la recherche, les entreprises et les acteurs de la formation, ces derniers intervenant à travers la logique de « campus ».

La création d’initiatives locales, de concours ou appels à idées pour stimuler les acteurs locaux et l’émergence d’innovations sera favorisée. Cet écosystème favorisera les synergies industrielles et amélioreront la compétitivité des entreprises.

 

A terme, TRL7 Plug&Tests, ce sera :

 

  • une communauté d’acteurs autour de boucles énergétiques innovantes pour optimiser leurs coûts d'investissement, d'exploitation et diminuer les risques ;
  • une infrastructure adaptée aux besoins - une combinaison de technologies et des équipements modulaires pilotes semi-industriels (confidentialité, sécurité, puissance, flux...) et à leur interconnexion (gestion des entrants et sortants) qui permet de valider et intégrer des solutions technologiques (modulables) dans un environnement préindustriel grâce au principe de "Plug & Tests" ;
  • une centralisation et un accès aux expertises techniques pointues (état de l'art, engineering, maintenance, matériaux, digital, ...) ;
  • la promotion de solutions et procédés innovants, des démonstrateurs ainsi que des conseils qui permettront aux industriels désireux de décarboner leurs entreprises de prendre des décisions éclairées pour leurs investissements ;
  • un lieu de rencontre et d’échange entre entreprises et experts de l’innovation.


Le projet TRL7 Plug&Tests s’est donc construit suivant les approches “Bottom-up” et “Top-down” à travers l’organisation de deux workshops où une quarantaine d’entreprises ont pu exprimer leurs intérêts et préciser leurs besoins pour cette nouvelle infrastructure (voir également le site dédié : http://www.trl7.eu/).Cette infrastructure, centrée sur l'innovation comme moyen d'accélérer les transitions, sera le terreau du renouveau industriel de la Wallonie et constituera un véritable outil de redéploiement socio-économique.

L’infrastructure « TRL7 Plug&Tests » prendra place au cœur de l’arrondissement de Mons, sur un terrain équipé du parc d’activité économique de Ghlin-Baudour. Ce terrain est facilement accessible depuis les sorties d’autoroutes (en provenance de France, de Bruxelles ou de Liège) tout en restant à proximité du centre-ville de Mons.Un des atouts du PAE de Ghlin-Baudour consiste en son expérimentation d’une symbiose industrielle coordonnée par IDEA à laquelle prennent part plus de 20 entreprises dont Nouryon, Saverglass, Hydro, Google, Aisin, NGK, Chimiderouil, Recymex, … ainsi que l’UMONS. La concentration d’acteurs (l’université, les centres de recherche, les opérateurs économiques, ou encore le futur centre de formation aux éco-technologies contemporaines développé par le Forem et financé à hauteur de 30M€ par le Plan de Relance Européen) dans un périmètre restreint facilite le maillage propice au rayonnement de l’écosystème à déployer. En outre, au sein de ce périmètre, les disponibilités foncières en ZAEM de plus de 20 hectares laissent entrevoir l’implantation de futures start-up susceptibles d’intégrer les écosystèmes sectoriels décrits plus haut.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

TRL7 - CETCMN

UMONS -
Plaine de Nimy

5,952,640.66 €

La création d'un Centre des Eco-Technologies Contemporaines et des Matériaux Nouveaux à Mons en Wallonie a pour but de coupler recherche, innovation et formation pour répondre aux besoins en nouveaux matériaux dans les domaines de la construction, de l'efficacité énergétique et de la mobilité. Deux sites, l'un à Mons et l'autre à Jemappes, hébergeront des bâtiments passifs et des plateformes technologiques en partenariat avec divers instituts et centres locaux, notamment l'UMONS.

Ce projet vise à améliorer la compétitivité et l'employabilité en Wallonie, une région économiquement défavorisée. Il offre des formations novatrices basées sur la simulation et la virtualisation, et bénéficie en partie du soutien du Plan de Relance Wallon. Le public cible inclut des jeunes en formation, des adultes en reconversion professionnelle et des demandeurs d'emploi.

La formation sera centrée sur le numérique, notamment la modélisation BIM (modélisation de l'information du bâtiment) pour la construction. Elle permettra aux entreprises de mieux exploiter la chaîne de valeur des nouveaux matériaux, en particulier dans le contexte de la décarbonation. Les formations seront conçues pour être accessibles virtuellement, avec des technologies comme la réalité augmentée et des MOOCs.

L'ensemble du projet renforce la position de Mons comme un écosystème unique en matière de nouveaux matériaux et encourage une synergie entre la formation, la recherche et l'industrie. Le risque financier est limité, notamment grâce au financement du PNRR. Le projet vise à avoir un impact significatif sur le développement économique de la région tout en contribuant à des objectifs environnementaux grâce à l’écosystème du portefeuille Heart for Cleantech -TRL7.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Compétence et performance en Hainaut -
Technocampus

TECHNOCAMPUS

653,555.00 €

Dans le cadre du portefeuille « Compétence pour la transition économique », le projet « TechnoCampus » a pour objectif d’acquérir du matériel pédagogique destiné aux formations demandeurs d’emploi et étudiants. Les investissements sollicités sont en phase avec le plan stratégique et le plan de labellisation 2020-2024 de TechnoCampus.

 

La stratégie d’investissement de TechnoCampus, comme développée dans le plan de labellisation, a pour objectif :

 

  • Le renouvellement de nos équipements pour maintenir une qualité et sécurité optimale de notre offre de formation ;
  • Le positionnement de TechnoCampus comme centre d’excellence européen reconnu (intégration dans la politique européenne pour une Europe plus intelligente, plus verte et plus sociale) ;
  • L’évolution vers des technologies connectées et écologiques, qui permettront à nos différents stagiaires d’être formés pour répondre aux besoins de l'écosystème.

 

L’ensemble des investissements demandés assure le renforcement de TechnoCampus à ses écosystèmes .

 

En effet, en augmentant les capacités en matériel pédagogique, TechnoCampus sera en mesure de répondre aux besoins de formation afin de contribuer au développement d'une main-d’œuvre qualifiée pour faire face aux évolutions, notamment liées aux objectifs de l’Union Européenne pour 2030 en matière d’énergie et de climat et vers une économie de l’Union neutre pour le climat d’ici à 2050, sur la base de l’Accord de Paris.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de la précédente programmation FEDER (Portefeuille 3F) en lien avec l’industrie 4.0 en se focalisant sur les transitions numériques et énergétiques visant une économie décarbonée.

 

Grâce à des formations technologiques de pointe, TechnoCampus participera activement à l’écosystème visant à soutenir l’industrie wallonne qui doit faire face aux conséquences sociales, économiques, environnementales et en matière d’emploi qu’engendrent la transition vers les objectifs de l’Union Européenne pour 2030. 

 

 Des opérations « coup de poing pénurie » et des formations alternées seront intensivement organisées pour répondre aux besoins de techniciens qualifiés dans les entreprises et offrir aux stagiaires la meilleure préparation et autonomie possibles pour leur intégration dans le monde du travail.

 

Ces investissements sont en phase avec la mise en œuvre de la S3 qui définit le cadre stratégique pour la politique de Recherche et d’Innovation et la politique industrielle de la Wallonie. Dans ce cadre, les équipements pédagogiques ciblés, contribueront au développement de 2 Domaines d’Innovation Stratégique (DIS), qui sont :

 

  1. Innovations pour des modes de conception et de production agiles et sûrs => investissements en lien avec l’industrie 4.0, les technologies numériques, les technologies additives, l’internet des objets (IOT) et l’intelligence artificielle ;
  2. Systèmes énergétiques et habitat durables => investissements en lien avec la gestion d’énergie (Smart Grid).

 

 

 

Projets dans l’arrondissement de Charleroi

 

Objectif

Intitulé du projet

Bénéficiaire

Budget total approuvé

Description du projet

Soutien à la construction
d'unités de production d'hydrogène

Unité de production d’hydrogène vert - Porte Ouest

I.P.F.H.

8,207,198.03 €

Ce projet concerne l’implantation d’une unité de production et de stockage d’hydrogène vert sur le site dit de la “Porte Ouest” à Charleroi.

 

L’énergie produite sera consommée par les industriels locaux.L’hydrogène vert sera produit par l’électrolyse de l’eau au départ d’électricité renouvelable locale issue de deux éoliennes et d’un champ solaire, qui fourniront donc la totalité des besoins de l’électrolyseur en fonctionnant en pleine charge. Cela permet de rencontrer les objectifs environnementaux, économiques et techniques de la transition climatique.L’unité sera en mesure de produire 300 tonnes d’hydrogène vert par an qui seront stockées sur place pour ensuite être distribuées aux industriels locaux.

Soutien aux actions de R&I - 
Développement de projets de recherche

Renolab – recherche associée aux équipements 
partagés destinés à l’industrialisation de la rénovation énergétique (Buildwise)

CSTC - WTCB

446,087.71 €

Au cœur de tous les plans stratégiques gouvernementaux, la rénovation énergétique des bâtiments, et en particulier du parc bâti wallon (ancien), constitue un défi industriel majeur pour le secteur de la construction. Les méthodes traditionnelles actuellement utilisées sur les chantiers de rénovation s’appuient sur des processus peu efficaces, des besoins en main d’œuvre et en matériaux importants, générant des délais et des niveaux de complexité peu compatibles avec les souhaits des clients candidats à la rénovation. Face à ce constat, la nécessité de développer une approche industrielle intégrant les nouvelles possibilités technologiques et numériques s’impose.

 
Le RenoLab a donc pour objectif de développer un centre de services d’upscaling s’appuyant sur un pôle d’expertise digitale (RenoLab Digital) et un atelier industriel (RenoLab Factory) afin de répondre aux besoins d’évolution des entreprises du secteur de la rénovation en matière d’industrialisation off-site. Ce centre de services permettra de structurer, connecter, former et outiller une future filière wallonne de la préfabrication/industrialisation pour massifier/accélérer la rénovation du bâti wallon. Un partenariat fort entre les centres de recherche (Buildwise et Sirris) deux secteurs concernés (construction et manufacturing) permettra de développer l’approche produit-process nécessaire pour la filière tout en intégrant au maximum les principes de circularité (conception, démontabilité, matériaux de réemploi et de recyclage).

 
Le déploiement du site du District Cleantech étant étalé sur plusieurs années et phasé en plusieurs étapes, notamment la réhabilitation des différents bâtiments conservés sur le site (La Centrale et Les Vestiaires), un lancement progressif du RenoLab est planifiée et sera structuré en 2 entités :

 

  • Le RenoLab Digital actif à partir de 2026, sera dédié aux technologies digitales et regroupera les expertises et équipements de pointe dédiés à la rénovation énergétique et à la fabrication hors site à destination de ces rénovations. Il mettra à disposition l’ensemble des technologies de nouvelle génération qui rendront possible de nouveaux process de conception, plus avancés en termes de précision, rapidité et productivité, avec un focus sur les études de conception liées à la rénovation d’ensembles de bâtiments (massification de travaux) :  
  • Des équipements de relevé digitaux et leur liaison avec les maquettes numériques ;
  • Des équipements de réalité virtuelle et une salle immersive 
  • Des outils logiciels orientés vers l’analyse de groupes de bâtiments (quartiers, …) et les communautés d’énergie (en collaboration avec le projet ILES).
  • Le RenoLab Factory, actif à partir de 2029, comprendra : 
  • Un atelier de préfabrication des éléments d’enveloppe (façade, toiture) et de techniques spéciales (production & stockage d’énergie renouvelable, ventilation, protections solaires, …), équipés des technologies robotiques de pointe et permettant la fabrication sur mesure et à échelle réelle de petites et moyennes productions ;
  • Un atelier de prototypage ;
  • Une plateforme de test et validation des prototypes ;
  • Un atelier de préparation au réemploi.

 

Le projet RenoLab vise donc à développer une offre pour les entreprises en réponse à un accroissement de la demande de rénovation de bâtiments de tous types, stimulée en Wallonie notamment par les programmes  Reno+ (bâtiments privés) et RenoWatt (bâtiments publics et logements sociaux), ainsi que WalloReno (plateformes locales de rénovation). Le RenoLab permet également de traduire les objectifs de l’IIS Wallon ReNOW1 (visant à structurer l’innovation autour de la rénovation circulaire) en un élément très concret connectant le monde de la construction à celui du manufacturing et de son IIS MadeInWal. Enfin, au travers d’un partenariat fort avec le  Forem et ses centres, le RenoLab offrira également une infrastructure unique de formation aux nouveaux métiers de la rénovation avec un focus sur l’industrialisation, la circularité et l’IT for Green. 

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

Cyber Transition - projet de recherche - UCLouvain

U.C.L.

1,042,678.00 €

Ces dernières années, les entreprises opérant dans le secteur énergétique, tout comme celles des autres secteurs stratégiques, ont été confrontées à une transformation digitale rapide, souvent sans accompagnement adéquat. Cette situation a soumis ces secteurs à des réglementations strictes, telles que le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Dans les années à venir, cette dépendance réglementaire ne fera qu'augmenter, restreignant ainsi l'autonomie des entreprises qui ne se conforment pas à ces normes.


Ceci est particulièrement évident dans le contexte de la directive NIS2, qui exige du secteur énergétique qu'il démontre ses capacités de résistance technique face aux attaques et aux dysfonctionnements. Le secteur se retrouve ainsi dans une situation délicate, devant prouver rapidement sa conformité à cette directive, alors qu'il n'a peut-être pas encore acquis les ressources et les automatismes nécessaires pour y parvenir. L’objectif est de remédier à cette situation.


Le projet propose de définir une méthodologie industrielle de gestion des risques en matière de cybersécurité et de sûreté pour le secteur de l'énergie, dans le but de le préparer aux nouvelles réglementations européennes à venir. Le projet s’articule autour de 3 actions: (1) la définition de technologies de validation de la sûreté/cybersécurité à la conception – une approche promue par le RGPD et par NIS, (2) la définition de technologies de validation à l’exécution, et (3) l’intégration des résultats de (1) et (2) dans un processus d’analyse de risque qui les utilise pour renforcer et expliciter la sécurité du système suivant un modèle de production/évaluation des preuves. En accord avec les méthodologies promues dans NIS et ARCOS, les techniques seront entièrement automatisées et appliquées à des cas concrets au travers d’une collaboration avec le projet Transition Cyber – Multitel.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

Freedom CRM

Centre de Recherches
métallurgiques ASBL

343,418.39 €

Le coeur du projet Freedom CRM est le développement d'un procédé innovant de production de magnésium (Mg) métallique à partir de magnésie (MgO). Ce projet vient en complément du tri automatisé de matériaux réfractaires en fin de vie et d’un procédé hydro-métallurgique visant à en extraire de la magnésie, développés au sein d’autres projets du portefeuille FREEDOM. Ensemble, ces projets ambitionnent de mettre en place, en Région Wallonne, une filière complète de production de magnésium à partir de produits en fin de vie et de matières premières secondaires issues de l'économie circulaire. La sécurisation de l’approvisionnement en magnésium métal permettra une utilisation plus répandue d’alliages légers, nécessaire notamment à une réduction de la consommation énergétique dans les transports.

 

L’étude et la mise au point du procédé de production de magnésium métallique (de TRL3 à TRL5) reposera sur les étapes suivantes :

 

Tout d’abord, la magnésie sera conditionnée en labo puis à l’échelle pilote sous la forme d’agglomérés auto-réductibles (MgO + carbone) de caractéristiques bien définies, permettant leur utilisation optimale dans l’étape de réduction carbo-thermique. L’utilisation de carbone issu du recyclage de plastiques ou de batteries en fin de vie y sera considéré, en lien avec le projet FREEDOM ULG.


La réduction carbo-thermique consiste à porter un lit de ces agglomérés à haute température par chauffage électrique et sous gaz inerte, de manière à volatiliser le magnésium et le récupérer ensuite par une technique originale de trempe à plus basse température via un métal collecteur tel que l’étain (Sn), permettant sa récupération sans réoxydation. Les paramètres opératoires optimaux de ce procédé innovant seront établis au sein du projet FREEDOM CRM en combinant simulation thermodynamique et essais de laboratoire ; cela débouchera sur des recommandations et ‘design data’ pour le prototype de réduction carbo-thermique qui sera construit dans le cadre de l'écosystème "MC2".


Les essais de réduction proprement dits, réalisés sur ce prototype, permettront de produire de l’ordre d’un à quelques kilogrammes par essai d’un alliage associant magnésium et son métal collecteur.


Enfin, cet alliage (typiquement Mg-Sn) sera purifié par distillation sous vide pour obtenir du Mg métallique utilisable dans des applications et produits à haute valeur ajoutée. Les puretés obtenues permettront au projet FREEDOM SIRRIS d’évaluer les possibilités de valorisation dans plusieurs débouchés.

Toutes les données process calculées ou collectées lors des essais alimenteront le projet FREEDOM ULG pour la réalisation d’une analyse des impacts environnementaux de la filière complète, importante dans ce secteur de la métallurgie du magnésium dont les méthodes de production actuelles sont particulièrement énergivores et impactantes pour l'environnement.

Soutien aux actions de R&I -
 Développement de projets de recherche

ILES-Buildwise

CSTC - Buildwise

455,552.73 €

Le projet ILES-Buildwise vise :

 

  • cartographie des besoins énergétiques ;

- développement et démonstration des outils de dimensionnement et de pilotage des CERs sur des use-cases existants.

 

Le projet inclut des activités de recherche générales dans les domaines suivants :

 

  • le diagnostic énergétique territorial ;
  • le développement d'outils de visualisation des données énergétiques ;

- le développement d'outils de dimensionnement et de pilotage des systèmes énergétiques.

 

Et plus spécifiquement concernant le travail de Buildwise :

 

  • faire le lien entre les communautés d’énergie (principalement les réseaux de chaleur) et les caractéristiques des bâtiments raccordés ;
  •  analyser la compatibilité entre le système d’émission de la chaleur dans les bâtiments existants et le régime de température imposé par le réseau de chaleur ;
  • analyser des moyens centralisés de production de chaleur/froid/électricité les mieux adaptés pour le type de bâtiments raccordés ;

- déterminer des stratégies d'adaptation des bâtiments pour être compatibles avec les communautés d'énergie/réseaux de chaleur les plus performants.

 

Plus spécifiquement, Buildwise fournira une stratégie d’actions pour améliorer la compatibilité entre le bâtiment et la communauté d'énergie et permettre le raccordement à des réseaux de chaleur de nouvelle génération, plus performants, tout en limitant l’investissement nécessaire au sein du bâtiment et des infrastructures.

Soutien à la construction
 d'unités de biométhanisation

Unité de biométhanisation à Courcelles (Trazegnies)

IPFH

5,819,092.44 €

Ce projet concerne l'implantation d'une unité de biométhanisation sur un site industriel à Trazegnies, sur la commune de Courcelles, sur une site vestige de l’industrie charbonnière wallonne.

L’unité de biométhanisation est dimensionnée pour valoriser annuellement environ 25.000 tonnes de matière organique. Elle sera alimentée par des effluents d’élevage de proximité (+/-50%), des biodéchets industriels d’entreprises locales (+/-20%), des déchets organiques ménagers (+/-10%) et des déchets organiques d’opportunités produits localement.
 

Ce projet est parfaitement adapté aux caractéristiques du territoire et basé sur des partenariats forts avec les acteurs locaux (agriculteurs et industriels). Le projet d’unité de biométhanisation renforcera la valorisation de ressources disponibles localement en travaillant des solutions de recyclage en circuit court à l’échelle de Charleroi Métropole. Il s’appuie sur les principes de l’économie circulaire et permet de produire du biométhane vert en mobilisant notamment des effluents d’élevage, qui constituent une ressource biométhanisable importante, actuellement sous-exploitée en Région wallonne.


La production et le partage de biométhane, via une communauté d’énergie, offre aux entreprises locales une alternative aux énergies fossiles à un prix équivalent. Le projet permet une réduction de l’empreinte carbone des entreprises bénéficiaires du gaz vert et renforce donc indirectement leur compétitivité, indispensable à la pérennisation et au développement de l’emploi local.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Techno-Logistic  - CdC Forem Logistique Hainaut

FOREM -
Siège Central 1

4,241,909.75 €

Dans le contexte du Plan de Relance pour la Wallonie, le centre de compétence Forem Logistique Hainaut bénéficie d’une enveloppe de 11 millions d’euros afin de construire une infrastructure (hors équipement) permettant le développement des compétences en soutien du développement du E-commerce et de la E-Logistique. Dans cette nouvelle infrastructure de formation et avec le soutien du pôle de compétitivité Logistics in Wallonia, sera mis en œuvre un espace de démonstration de type industriel. 
Le travail est en cours avec le bureau d’études désigné afin d’envisager notre implantation sur un terrain de 15.000 m² acquis par Le Forem et situé à Jumet dans la zone Airport II (rue de Dublin).

 
Cette infrastructure sous son estimation initiale comprenait :

 

  • 1 hall pédagogique de 4.500 m² ;

- 1 espace de démonstration ou vitrine technologique de 1.500 m² sous forme d’un atelier « modulable » pour expérimenter / analyser l’impact des nouvelles technologies sur la performance des entreprises. Cet espace sera ouvert à un large public et permettra en première ligne de favoriser les interactions avec les entreprises mais également avec d’autres acteurs de la formation ainsi que les établissements supérieurs et universitaires. Cette association entre la recherche, la formation professionnelle et le monde de l’entreprise permettra de créer un « écosystème » favorable à une transition vers un management logistique plus digital et efficient, et donc plus durable.

Le hall pédagogique sera financé par le PRW (hors équipement) tandis que la construction de l’espace de démonstration, son équipement et l’équipement du hall pédagogique font l’objet de cette candidature au FTJ. Les compétences à appréhender afin de réussir un projet E-commerce performant sont tout autant nombreuses qu’indispensables. Soutenir le développement des compétences en lien avec cette activité économique est fondamental pour le redéploiement de l’économie wallonne. L’impact du E-commerce sur la gestion logistique des entreprises n’est plus à démontrer.L’intégration du E-commerce au sein de l’activité des entreprises nécessite de pouvoir proposer aux clients un canal de distribution complémentaire efficace tout en s’adaptant à la multiplication des canaux de vente, à de nouveaux marchés, à de nouveaux partenariats et aux nouvelles exigences des consommateurs. La logistique représente, sans conteste, l’un des éléments clés d’une réussite dans le E-commerce. Une gestion rigoureuse de la logistique permet d’offrir des services performants et de pouvoir répondre efficacement aux demandes des clients et du marché. L’ère de la logistique intelligente est arrivée ; la digitalisation de la logistique sera, pour les entreprises, un des plus grands défis dans les prochaines années.Comme le mentionne Digital Wallonia dans son article relatif aux Enjeux de la logistique pour la réussite d’un projet E-Commerce : « Un approvisionnement en matières premières efficient, des stocks qui immobilisent un minimum d’argent tout en assurant la continuité de la production et la fiabilité des livraisons aux clients, le tout avec des délais de réponses commerciales ultras rapides, tels sont les enjeux d’un management efficient de la logistique dans un contexte d’E-commerce et de digitalisation ».

 

Espace de démonstration :

 

Il s’agit d’un démonstrateur du type de ceux existant actuellement en Flandres (Fabriek Logistiek / Log !Ville).  Il n’en existe pas en Wallonie et nous avons pu constater l’importance et l’efficacité de celui de Fabriek Logistiek notamment. Cette vitrine, dotée d’équipements high-tech, se veut un moteur pour encourager l’innovation et promouvoir auprès des entreprises les nouvelles technologies en matière de logistique. Beaucoup d’entreprises expriment le besoin d’être informées, d’expérimenter, de tester et valider avant de se lancer dans des transformations qui impacteront leurs activités opérationnelles. Le tout avec pour objectif d’augmenter l’efficience de leurs flux logistiques et donc leur compétitivité mais en minimisant les risques par une mise à l’épreuve préalable.


S’y retrouveront trois environnements :

 

  • Ressources : Avis d’experts, visant à assurer une meilleure visibilité des ressources existantes ;
  • Expérimentation : Destiné à découvrir et à tester en situation réelle des technologies existantes ;
  • Inspiration : Dédié aux technologies émergentes ou à venir.

 

Les objectifs de ce projet d’espace de démonstration sont :

 

  • Centraliser et structurer l’information fiable et pertinente concernant la transformation de la Supply Chain face aux enjeux notamment technologiques, environnementaux pour chaque type d’acteurs de la communauté du Pôle ;
  • Faciliter l’implémentation de solutions innovantes et favoriser l’expérimentation de solutions existantes en situation réelle ;

- Faciliter l’émergence d’idées originales en vulgarisant le potentiel des technologies les plus avant-gardistes et leur impact sur la compétitivité des entreprises.

 

La vitrine de démonstration des nouvelles technologies au sein de notre infrastructure permettra aux entreprises de pousser la porte de notre centre afin d’y prendre connaissance des dernières innovations technologiques – écologiques et de leurs impacts possibles sur leur chaîne logistique (de la production à la distribution).


Notre objectif étant ainsi de renforcer la capacité de formation professionnelle et continue du centre de compétence Hainaut Logistique (hall pédagogique équipé) en phase avec les évolutions technologiques et innovations dans ce domaine (espace de démonstration / vitrine technologique).

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Construire le futur - FTJ

FOREM -
Siège Central 1

1,015,322.50 €

Ce projet vise à acquérir des équipements nécessaires pour le développement du Projet de formation du Forem dans les DAS Construction, Bois et Environnement dans le Hainaut.


Quatre axes de formations sont prévus. A partir d’actions menées dans le Hainaut, il vise à :

 

  • Diffuser les évolutions numériques dans les métiers de la construction ;
  • Intégrer les circuits courts et circulaires dans la rénovation du bâti ;
  • Développer une offre de formation « Habitat Durable » (bois) ;

- Favoriser la substitution des énergies fossiles par les énergies renouvelables (Green energy for the next generations.

 

Ces actions sont portées par les CDC Construform Hainaut, le CDC Environnement et le CDC Wallonie Bois.


Les équipements demandés :

  • En fonction des opportunités et des conditions de mise en œuvre, seront en partie déployés au sein des CDC porteurs du projet et/ou dans deux écosystèmes en cours de création :
  • Le district Cleantech situé dans « Charleroi Porte Ouest » ;
  • Le Centre des Eco-Technologies Contemporaines et de la formation continue de Mons (Jemappes).
  • Serviront dans des formations du secteur de la construction, du bois et de l’énergie, pour des métiers et des compétences directement en lien avec la transition à opérer pour répondre aux enjeux environnementaux ;

- Permettront une approche transversale du numérique qui vient en appui aux métiers existants et en support des pédagogies adoptées.

Soutien à la construction
d'unités de biométhanisation

Unité de biométhanisation à l'Ecopole (Farciennes)

IPFH

5,897,698.55 €

Ce projet concerne l'implantation d'une unité de biométhanisation sur le site du Parc d’Activités Economiques de l’Ecopole à Farciennes.


L’unité de biométhanisation est dimensionnée pour valoriser annuellement environ 25.000 tonnes de matière organique. Elle sera alimentée par des effluents d’élevage de proximité (+/-40%), des biodéchets industriels gérés par SEDE sur l’Ecopole (+/-20%), des biodéchets ménagers de Tibi (+/-20%) et des déchets organiques d’opportunités produits localement.


Ce projet est parfaitement adapté aux caractéristiques du territoire et basé sur des partenariats forts avec les acteurs locaux (agriculteurs et industriels). Le projet renforcera la valorisation de ressources disponibles localement en travaillant des solutions de recyclage en circuit court à l’échelle de Charleroi Métropole. Il s’appuie sur les principes de l’économie circulaire et permet de produire du biométhane vert en mobilisant notamment des effluents d’élevage, qui constituent une ressource biométhanisable importante, actuellement sous-exploitée en Région wallonne.


La production et le partage de biométhane, via une communauté d’énergie, offre aux entreprises locales une alternative aux énergies fossiles à un prix équivalent. Le projet permet une réduction de l’empreinte carbone des entreprises bénéficiaires du gaz vert et renforce donc indirectement leur compétitivité, indispensable à la pérennisation et au développement de l’emploi local.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_UNAMUR

Université de
 Namur

553,744.86 €

ECODECO_UNamur


Approche combinée expérimentale/simulatoire pour le decoating de couche sur substrat métallique.
 
ECODECO a pour but le développement de solutions de décoating eco-friendly pour permettre le décoating d’un objet arrivant en fin de vie. Le portefeuille inclut la réalisation d’échantillons types, l’étude de leur vieillissement, et la mise en place de solutions de décoating, à la fois par une approche expérimentale et simulatoire simulation.


Sur le plan expérimental, le LARN s’attèlera à la synthèse d’échantillons types, composés d’une couche mince de composition à base de carbone ou nitrure, sur substrat métallique, avec une interface dont la composition et la morphologie permettra un décoating optimal. Le LARN prendra part également à la caractérisation de ces échantillons et au développement de méthodologie de décoating par irradiation RX.
Cette partie expérimentale sera complétée par un axe simulation, dédié au développement de deux plugins pour le VirtualCoater (basé sur le code de calcul NASCAM) : un premier plugin « vieillissement » permettant de simuler le vieillissement d’échantillons types, de manière virtuelle, et un plugin « sollicitation décoating » permettant de simuler le décoating d’un revêtement par voie laser et RX.


Au terme du projet, les délivrables envisagés sont les suivants :

 

  • recettes de dépôt par méthodologie plasma, dense, à morphologie et composition contrôlées, à base de carbone ou nitrure, sur substrat métallique, avec interface optimisée pour décoating ;
  • Méthodologie de décoating par voie RX pour coating base carbone ;
  • Modèle de vieillissement accéléré sur échantillon type ;
  • Plugin de simulation de vieillissement dans NASCAM ;

- Plugin de sollicitation de décoating dans NASCAM.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_UCLOUVAIN

U.C.L.

203,595.48 €

Ce projet vise à développer un outil robuste et flexible d’aide au développement de revêtements innovants éco-responsables à destination des industriels producteurs et/ou utilisateurs de revêtements. Cet outil permettra de positionner les solutions développées par rapport à d’autres pour une application donnée, et de sélectionner les solutions ayant le plus de potentiel non seulement d’un point de vue technique, mais aussi intégrant des considérations environnementales et économiques.


Ce projet s’inscrit dans le contexte du développement de revêtements rendant les produits plus durables, circulaires et respectueux de l’environnement. Des outils d’aide à la décision simples, efficaces et pluridisciplinaires sont indispensables pour diminuer les temps de développements et s’assurer d’atteindre, au final, un gain environnemental significatif tant d’un point de vue matériau que via le succès de sa mise sur le marché (large adoption, sécurisation des filières d’approvisionnement et compétitivité économique). La spécificité de l’approche d’éco-sélection rationnelle proposée dans ce projet est de partir d’une application concrète et réelle du marché, afin de trouver le revêtement optimum d’un point de vue technico-economico-environnemental, ce qui garantit un résultat adapté aux besoins de la clientèle.


Cet outil se basera sur les éléments suivants :

 

  • une approche d’éco-sélection liée au développement d’indices de performance permettant de prédire la durabilité d’un revêtement dans le cadre d’une application, tenant compte de ses propriétés (dureté, module, ténacité, adhésion…), de son impact environnemental (de la production au recyclage) et d’aspects économiques (coûts des matières premières et des procédés mis en œuvre…). Les indices sont des relations paramétriques, ce qui permet de les appliquer à des revêtements ou systèmes futurs ainsi que de mettre à jour le classement des solutions pour tenir compte des changements d’ordre économique ;

- la mise au point d’une approche de caractérisation mécanique combinatoire, via principalement la nanoindentation/nano-scratch, très riches en informations, permettant d’évaluer les propriétés déterminantes dans le cas de la prédiction de la durée de vie des produits revêtus, en un faible nombre de mesures et sur des échantillons de taille réduite. Ceci permet d’estimer, avec peu de matière, les indices de performance déterminés au point précédent. La pertinence d’un nouveau produit en matière de performance finale et d’impact environnemental peut ainsi être évaluée rapidement et à moindre coût.


L’objectif de cet outil est de réduire les approches par essais-erreur, et d’ainsi permettre des développements plus rapides de produits innovants et éco-conçus répondant aux besoins du marché, tout en réduisant les impacts environnementaux des déchets liés à la production d’échantillons nombreux et inadéquats. Il s’agira d’une méthodologie ayant des visées de standardisation pour les industriels actifs dans le monde du revêtement.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_CRM

C.R.M.

576,625.09 €

L’objectif du programme ECODECO est de proposer au paysage industriel wallon une approche d’écoconception pour le développement de revêtements ou de traitements de surface visant à allonger la durée de vie des matériaux ou de produits, ainsi qu’à anticiper et faciliter leur démantèlement, évitant ainsi de perdre des flux de matières lorsqu’un produit arrive en fin de vie. L’augmentation de la durée d’usage et la réinjection facilitée des flux de matière dans le circuit industriel en vertu des principes de l’économie circulaire permet d’envisager une réduction significative de l’impact environnemental des composants et procédés industriels.

 
En suivant cette approche, le projet ECODECO_CRM s’intéresse plus spécifiquement aux procédés de projection thermique qui permettent d’obtenir des revêtements épais (50µm à plusieurs millimètres) particulièrement adaptés à la protection des composants utilisés en milieux sévères (abrasion, impact, corrosion, hautes, températures, …).

Ces procédés  permettent également le rechargement et la réparation de pièces usées et offrent donc un fort potentiel pour l’allongement de la durée d’usage de composants. Ils conservent cependant aussi une marge significative d’améliorations liées à une meilleure maîtrise des processus de dépôt permettant de réduire les impacts environnementaux et économiques durant les phases de fabrication et d’utilisation des revêtements.


Les leviers permettant d’aller en ce sens concernent une meilleure efficacité pour le traitement des formes complexes (maîtrise des épaisseurs déposées et des propriétés via des trajectoires d’outils et des paramètres de dépôts améliorés), une anticipation, dès la fabrication, du désassemblage (decoating) et des moyens de réparation, la mise au point de méthodes pour la récupération d’éléments critiques, ou encore le développement d’alternatives pour la substitution d’éléments critiques employés dans les revêtements de projection.


Les tâches réalisées dans ce projet concerneront donc :

 

  • la fabrication de revêtements innovants par projection thermique visant plus spécifiquement la protection contre l’usure appliqué sur des pièces de géométrie complexes ;
  • la mise au point de méthodologies permettant de réduire la phase d’essai et cibler plus rapidement des conditions de fabrication, ainsi que la contribution à la mise au point d’outils de simulation du procédé de projection thermique par des acquisitions de données et des validations expérimentales ;
  • la problématique du désassemblage, du reconditionnement et/ou du recyclage en testant des méthodes spécifiques de démantèlement des revêtements développés au sein du portefeuille ECODECO ;
  •  la contribution aux analyses de cycle de vie et aux analyses de coût via l’instrumentation des outils et le relevé des flux d’énergie et de matière mis en jeu dans la fabrication et le désassemblage des revêtements.

Soutien aux actions de R&I -
 Développement de projets de recherche

ILES-CENAERO

Centre de Recherche
en aéronautique

1,474,242.46 €

Le projet ILES-Cenaero visera à développer des capacités nouvelles de :

 

  • Cartographie des besoins énergétiques spécifiques au territoire wallon, permettant la prise de décision quant aux développements des Communautés d’Energie (CE) Citoyennes (CEC) ou Renouvelables (CER) ;
  • Prototypage et test sur banc d’essais semi-virtuel de dispositifs de production, conversion et stockage d’énergie adaptés à la fois aux besoins cartographiés et aux contraintes du bâti des CE ;

- Dimensionnement, planification et pilotage de ces dispositifs au sein de CE, sur base des caractéristiques locales de projets pilotes ‘vraie grandeur’ et reposant sur des modèles technico-économiques notamment liés aux incertitudes des prix des énergies.

 

Cenaero continuera ainsi à développer son savoir-faire, basé sur la conjugaison de la Simulation Numérique, de l’Optimisation et du Machine Learning en implémentant des méthodes et outils numériques :

 

  • de prévision des besoins thermiques à l’échelle quartier, par un couplage multi-fidélité entre des modèles microclimatiques urbains et de comportement dynamique de bâtiments sur des échelles temporelles du 1/4 horaire à l'année ;
  • de prévision de consommation électrique à l’échelle bâtiment et quartier, notamment par des techniques d'apprentissage par transfert sur base des données historiques du patrimoine bâti ;
  •  de contrôle prédictif des systèmes énergétiques et de stockage, par l’émulation de CE et le pilotage des systèmes physiques sur un banc d'essais ;
  • de dimensionnement des dispositifs énergétiques d'une CE "chaleur/froid/électricité" et de sa gestion opérationnelle, sur base des données prévisionnelles précitées, de modèles physiques dynamiques et d'une boucle d'optimisation technico-économique liée au coût des différents flux énergétiques ;

- de surveillance et de régulation anticipative de ces dispositifs dans des environnements "vraie grandeur", par la construction de jumeaux numériques conjuguant des modèles physiques et des données de capteurs/compteurs intelligents.

 

Cette capacité de dimensionnement et de prototypage virtuel de dispositifs énergétiques, combinée à la capacité de leur pilotage dans des projets concrets de CE, permettra à termes à Cenaero d’accompagner des partenaires industriels dans leur développement de nouveaux produits et services, et ce sur une gamme étendue de TRL (de 3 à 6/7).


Les activités de Cenaero sont ainsi soutenues par une vingtaine d’entreprises, constituées de grands groupes porteurs d’emplois en Wallonie (ex. Thomas & Piron) et de PME, qui couvrent l’ensemble de la chaîne de valeurs (fabricants, bureaux d’étude, intégrateurs, mainteneurs, entreprises du numérique et de capteurs). Elles s’inscrivent par ailleurs directement dans l’Ecosystème District Cleantech de Charleroi, dont Cenaero est une des parties prenantes auprès de représentants de cette chaîne de valeur, ainsi que dans les Domaines d’Innovations Stratégiques "Systèmes énergétiques et Habitats Durables" et "Méthodes de production agiles et sures" de la Wallonie.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES - ULB

CampusUCharleroi
(ULB)

1,199,047.06 €

Le projet ILES porté par ULB inclut des activités de recherche dans les domaines suivants :

 

  • La valorisation du potentiel géothermique à basse enthalpie comme milieu de stockage de chaleur et de froid et sa cartographie ;
  •  Le test d'équipements de conversion d'énergie sur bancs d'essais dynamiques.


Les principaux livrables sont :

  • La valorisation et le monitoring d’un site pilote de sondes géothermiques émulé pour démontrer son applicabilité à un réseau de chaleur de 5ème génération ;
  • Un outil de modélisation du comportement du sous-sol une fois soumis à une injection/un prélèvement d’énergie notamment dans le cadre d’une connexion à un réseau de chaleur de 5ème génération ;
  • Une méthodologie d’imagerie depuis la surface du champ de température autour d’un champ de sondes géothermiques ;
  • Une vision intégrée de la complémentarité de différentes techniques de géothermie basse température (sondes géothermiques, puits géothermiques, géothermie minière ) dans des réseaux de chaleur basse température ;
  • La mise en opération du stockage hybride thermique-électrique ;
  • La validation expérimentale du système de stockage hybride thermique-électrique à l’échelle d’un bâtiment ;
  •  Dimensionnement et modifications du système de stockage hybride thermique-électrique au niveau communautaire ;
  •  La mise en opération du système de cogénération PEMFC-pompe à chaleur avec un réseau d'eau chaude ;
  • La validation expérimentale du système de cogénération complet à l'échelle d'une maison ;

· Le développement d'un système de management énergétique permettant d’optimiser le fonctionnement du duo pile à combustible/pompe à chaleur lorsqu’elle est intégrée à une communauté d’énergie.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES-HE Condorcet

Haute Ecole
Condorcet

555,972.46 €

Le portefeuille de projets « Integrated Local Energy Systems (ILES) » est un ensemble de projets de recherche multipartenaires axés sur les technologies énergétiques, notamment dans le domaine de la conversion et du stockage d'énergie, et sur leur intégration et démonstration dans des communautés d’énergie.


Six axes sont présents :

 

  • Axe 1 : Collecte, organisation, gouvernance des données à caractère énergétique ;
  • Axe 2 : Cartographie des besoins énergétiques ;
  • Axe 3 : Technologies de stockage d’énergie (chaleur - électricité - hydrogène) ;
  • Axe 4 : Utilisation de la géotherme basse température dans les communautés d’énergie ;
  • Axe 5 : Couplage de technologies énergétiques et tests sur banc d’essais dynamiques ;
  • Axe 6 : Développement et démonstration des outils de dimensionnement et de pilotage sur des use-cases existants.


Le projet  ILES-HE Condorcet s'inscrit dans des activités du cinquième axe (WP5) de ce portefeuille. Celui-ci est donc consacré au couplage de technologies énergétiques et aux tests sur banc d’essais dynamiques.

 

Les technologies concernées par cet axe couvrent la conversion (pile à combustible, cogénération, la production d’hydrogène), le stockage d’énergie (stockage par air comprimé, les batteries Li-ion) et la capture du CO2 sur de petites unités de cogénération. Les bancs d’essais utilisés permettront d’émuler la demande en énergie d’une communauté d’énergie permettant ainsi le test des technologies et de leurs couplages dans des conditions aux limites quasi-réelles.


Plus précisément, les activités de la HE Condorcet-URST (Haute École Condorcet - Unité de Recherche des Sciences et Technologies) se situeront dans le WP5.1 et assureront la validation, la préparation, la gestion, l'utilisation et le suivi du banc d’essais dynamiques pour le rendre fonctionnel et capable d'accueillir les différents tests de systèmes énergétiques (plus de détails dans la section Description). Les livrables de ce projet seront un ensemble d’infrastructures opérationnelles et de procédures d’utilisation pour le test d’équipements thermiques et électriques. Les tests réalisés avec ces infrastructures permettront de développer des outils relatifs à la mise en place de Communautés d'Energie dans le domaine de la régulation et l'optimisation des flux d'énergie et de la sélection et du dimensionnement de systèmes énergétiques. Ces infrastructures pourraient, à terme, être mises à disposition d’entreprises pour le test de systèmes énergétiques.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES - UCLouvain

UCL - Charleroi -
Maison G. Lemaître

337,349.37 €

Le portefeuille ILES (Integrated Local Energy Systems) est composée de six axes majeurs :

 

  • Axe 1 (WP1) : Collecte, organisation, gouvernance des données à caractère énergétique ;
  • Axe 2 (WP2) : Cartographie des besoins énergétiques ;
  • Axe 3 (WP3) : Technologies de stockage d’énergie (chaleur – électricité - hydrogène) ;
  • Axe 4 (WP4) : Utilisation de la géotherme basse température dans les communautés d’énergie ;
  • Axe 5 (WP5): Couplage de technologies énergétiques et tests sur banc d’essais dynamiques ;
  • Axe 6 (WP6): Outils pour le dimensionnement et le pilotage de Communautés d’Energie déployées sur des réseaux multi-énergie (Développement des outils et démonstration dans des use-cases réels).

 

Le cinquième axe (WP5) du portefeuille ILES est consacré au couplage de technologies énergétiques et au test sur banc d’essais dynamiques. Les technologies concernées couvrent la conversion (pile à combustible, cogénération, la production d’hydrogène), le stockage d’énergie (stockage par air comprimé, les batteries Li-ion) et la capture du CO 2 sur de petites unités de cogénération. Les bancs d’essais utilisé permettront d’émuler la demande en énergie d’une communauté d’énergie permettant ainsi le test des technologies et de leurs couplages dans des conditions aux limites quasi-réelles. Les bancs d’essais utilisés pour certains de ces travaux résultent de développements en cours réalisés dans le cadre du portefeuille de projets FEDER C3E2D (projet PEPSE et projet CUZG) et du projet RW CAES-CET. Les technologies concernées par ces tests sont elles-mêmes des technologies développées par les Bénéficiaires dans le cadre de projets de recherche antérieurs éventuellement associées à des technologies matures. Certaines de ces technologies matures ont été acquises dans le cadre du projet de Plateforme Technologique en Energie (projet du PNRR, FWB).

 

Six activités spécifiques seront développées dans le cadre de cet axe (déclinées en Tâches dans le Plan de Travail - Annexe 1) :


La première est relative à la préparation des bancs d’essais pour accueillir les tests technologiques. La seconde activité est relative à l’intégration de solutions stationnaires de stockage d’énergie par air comprimé et batteries Li-ion. La troisième activité est relative à l’étude d’une cogénération de chaleur et électricité (CHP) avec pile à combustible à membrane échangeuse d’ions (PEMFC-H2) et pompe à chaleur. La question principale abordée par la quatrième activité est comment limiter les émissions de CO2 d’une unité de production de chaleur et d’électricité en couplant à cette unité un prototype de capture de CO2. La cinquième activité est relative au couplage de technologies de décarbonation et du co-traitement d’eaux usées à charge azotée d’origine agricole pour la coproduction d’hydrogène, de chaleur, d’électricité et la valorisation des co-produits générés. La sixième activité de cet axe est dédiée à la mise au point des outils de pilotage optimal et robuste des installations énergétiques hybrides à l’échelle de bâtiments et de communautés énergétiques. Il s’agit d’appliquer aux couplages étudiés dans le cadre des activités précédentes, les développements réalisés dans l’Axe 6. Le système de pilotage ainsi développé, sera validé via une démonstration en laboratoire sous des conditions de fonctionnement spécifiques et contribuera éventuellement à la génération de scénarii de test.

 

Le bénéficiaire UCLouvain (Charleroi) contribue via le projet "ILES - UCLouvain" aux actions de R&D qui composent ce WP5 conformément à la logique et aux objectifs suivants :

 

  • l’UCLouvain a développé - via des projets récents - des technologies énergétiques (TRL minimum de 3) dans le domaine du stockage stationnaire Li-ion et du stockage thermique par air comprimé ;
  • l’UCLouvain poursuivra ces développements pour rapprocher le niveau TRL du marché dans une vision d’intégration de ces technologies dans des communautés d’énergie et dans le cadre d’une recherche partenariale ;

- l’UCLouvain inscrira les activités de recherche dans le contexte des spécificités du territoire wallon (par exemple, en termes de sources d’énergie disponibles et de partenariats industriels).

L’étude du couplage des technologies énergétiques thermiques et électriques sont au cœur du WP5, intitulé "Couplage de technologies énergétiques et tests sur banc d'essais dynamiques". Cette fiche projet décrit les actions du bénéficiaire UCLouvain (Charleroi) dans le cadre du WP5.2, intitulé "Intégration de solutions stationnaires de stockage d'énergie par air comprimé et batteries Li-ion". Le WP5.2 sera réalisé en collaboration par UCLouvain (Charleroi) – stockage Li-ion, UMons – stockage MOST et ULB – stockage CAES.

 

Les activités du WP5.2 s’articuleront avec les activités prévues dans les WP5.Dans le projet "ILES - UCLouvain" il s’agira en particulier de la réalisation d’un système hybride thermique - électrique, incluant une composante stockage de chaleur par air comprimé dans une première phase, testé dans des conditions proches de son utilisation réelle et travaillant de concert avec une composante de stockage d’électricité par batteries Li-ion, (2) avec un cahier des charges du système intégré susceptible de faire l’objet d’une démonstration à l’échelle du bâtiment et à l’échelle communautaire, (3) en considérant une composante stockage de type MOST dans une deuxième phase, et (4) visant à optimiser les performances en termes de sécurité et de cycle de vie du stockage stationnaire Li-ion.

 

Les principaux livrables du projet "ILES - UCLouvain" sont : (1) la mise en opération d'un démonstrateur de stockage hybride thermique-électrique à base de batteries Li-ion (> 5 kWh) et par air comprimé, (2) la validation expérimentale du système de stockage hybride thermique-électrique à l’échelle d’un bâtiment et (3) le dimensionnement du système de stockage hybride thermique-électrique au niveau communautaire.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

TRANS-HY-SION - Projets de recherche - Mesure 21

Université Libre
de Bruxelles

421,695.86 €

Ce projet s'inscrit dans la dynamique du District Cleantech, en parfaite cohérence avec les stratégies européennes et régionales. Le projet « Charleroi – District Cleantech » vise à transformer un ancien site industriel désaffecté à Charleroi (la Porte Ouest) en un écosystème novateur dédié à trois thématiques cleantech majeures : (i) la transition énergétique, (ii) la rénovation et construction durable et (iii) la circularité. Dans la décennie, l’ambition du District Cleantech est d’être un pôle économique et d’innovation wallon, belge et européen rassemblant, dans une logique de “campus”, des acteurs de la formation, des universités, des centres de recherche, des startups et le monde de l’entreprise autour de projets concrets visant à aider les entreprises de Charleroi Métropole et de la Région Wallonne à faire face aux conséquences sociales, économiques et environnementales de la transition climatique.


Dans cette vision de collaboration et d’innovation, ces acteurs exploiteront des infrastructures et équipements partagés (Les ‘Upscaling Labs”), propices à l’émergence de nouvelles startups, de collaborations, de pilotes cleantech, à la création d’emplois et au développement de programmes de formation par l’apprentissage dans des domaines professionnels en constante évolution.

 
Deux portefeuilles de projets liés à cet écosystème cleantech sont présentés dans le cadre du FTJ. Les projets TRANS-HY-SION portés par l'ULB sont intégrés au portefeuille 'Création d'un écosystème Cleantech sur Charleroi Métropole - Transition énergétique et recherche'.

 

Ce dernier se concentre sur le développement d’une dynamique écosystémique autour de la Transition énergétique. Un des projets majeurs est de créer un ‘Upscaling Lab’ autour de l’hydrogène (Le VKHyLab, porté par le von Karman Institute) permettant aux entreprises industrielles, aux startups et aux centres de recherche de tester, d’innover et d’industrialiser leurs procédés H2 dans des conditions réelles. Cet outil sera également utilisé dans le cadre de formations orientées vers les nouveaux métiers et/ou l’évolution des métiers existants.


Associé à cet Upscaling Lab, le but du projet TRANS-HY-SION de l'ULB est de proposer un panel de moyens d’essais liés à l’utilisation de l’hydrogène dans le tissu industriel de Charleroi et d’effectuer une première campagne expérimentale sur chacun des systèmes afin de démontrer leur intérêt. L’installation de ces équipements est en ligne avec les ambitions de développement de la Région et du Fonds de Transition Juste en matière d’utilisation d'hydrogène. 


Via TRANS-HY-SION trois équipements de pointe utilisant l’hydrogène seront réunis sur un site unique et intégrés à la plateforme VKHyLab située sur le District Cleantech à Charleroi.

  • Un brûleur semi-industriel de 250 kWth ;
  • Un brûleur sous pression de 30 kWth ;

·  Un démonstrateur de cycle turbine à gaz/pile à combustible.

 
Ils seront complétés par des diagnostics laser (PIV et PLIF) basse et haute cadence et un analyseur de polluants. 


D’un point de vue énergétique, l’hydrogène présente la meilleure façon de transformer l’énergie renouvelable afin de l’utiliser dans les process haute température ou de la stocker chimiquement. TRANS-HY-SION vise donc à assurer une transition efficace vers l’hydrogène, avec un minimum d’impact sur les processus industriels, une meilleure flexibilité à court terme et une meilleure efficacité énergétique à long terme. Ce sont des éléments clefs pour permettre de maintenir la compétitivité de l’industrie lors de la transition vers le nouveau paradigme énergétique.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

HARDMat-SIRRIS

SIRRIS Charleroi
A6K (Atelier 6000)

324,004.39 €

Les matériaux céramiques comme les carbures de tungstène cémentés (de type WC-Co), du fait de leurs excellentes propriétés mécaniques et tribologiques, occupent une place particulière dans l’industrie, et notamment en Wallonie (outils de coupe, éléments de forage, mise en forme et finition des métaux …).

 
Cependant, leur utilisation est de plus en plus soumise à des contraintes d’ordre économique, stratégique, environnemental et sanitaire. Il est donc nécessaire de répondre à ces différentes problématiques afin de permettre aux sociétés locales utilisatrices de carbure de tungstène de garder un avantage concurrentiel à l’international. Dans ce but, la grappe de projets HARDMAT visera le développement de solutions alternatives éco-responsables pour la mise en œuvre de ces matériaux. La grappe de projets impliquera une collaboration étroite entre CRIBC, Certech, Sirris et l’université de Mons (HARDMat_CRIBC, HARDMat_Certech, HARDMat_Sirris et HARDMat_UMons).

 
Dans cette optique, quatre leviers d’actions seront mis en œuvre :

 

  • La mise en place d’une méthode de densification moins énergivore permettant de réduire significativement la consommation d’énergie associée à la production des pièces en carbure ;
  •  La substitution partielle ou totale du matériau noble par des matériaux recyclés (réduisant ainsi les rejets en CO2 engendrés lors de l’extraction des matières premières). Des sources variées et abondantes ont été identifiées à des prix nettement inférieurs à ceux du marché ;
  • La substitution du cobalt par des phases liantes métalliques innovantes, moins toxiques et stratégiques permettant l’obtention de propriétés fonctionnelles adéquates ;

- L’amélioration des performances et de la durabilité des pièces, grâce à des designs optimisés rendus accessibles par des méthodes de fabrication additive productives.  

 

La grappe de projets  HARDMat visera à la mise en place d’une filière verte, à l’échelle européenne, allant de la formulation des poudres et des feedstocks, leur mise en forme et à la densification des outils cémentés, jusqu’au recyclage de ceux-ci après utilisation. 

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

DUN3ES - SIRRIS

SIRRIS Charleroi A6K
 (Atelier 6000)

519,048.84 €

Le projet s'inscrit dans le portefeuille DUN3ES pour l'optimisation des ressources minérales naturelles et la circularité et le réemploi de sous-produits en matières secondaires alternatives. 


L'action de Sirris est focalisée sur :

 

  • La coordination du projet  - Tâche T0 ;
  • La mise au point et la fabrication des matériaux (matériaux polymériques) - Tâche T7 ;

- La valorisation des matériaux obtenus via des démonstrateurs génériques - Tâche T8.

 

En particulier  on vise la valorisation des matières minérales primaires et secondaires (fines < 5 µm) comme charges et additifs dans les polymères thermoplastiques.


Une première étape concernera la formulation par compoundage et la mesure des propriétés génériques obtenues (mécaniques et thermiques).


La seconde étape concerne la valorisation sur des applications concrètes par impression 3D plastique mais aussi par moulage par injection ou moulage par compression.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_CENAERO

Centre de Recherche
 en aéronautique

473,895.83 €

L’objectif principal du portefeuille ECODECO est de mettre en place une plateforme de design multi-matériaux (métaux, polymères, minéraux) pour la sélection et la fabrication de revêtements visant à améliorer la performance d’usage de produits, tout en anticipant le démantèlement en fin de vie de ces produits (Ecoconception, COatings et DECOatings).


Dans ce cadre, le projet ECODECO_CENAERO propose de développer une ensemble cohérent de méthodes d’analyses de données, de simulation, de modélisation et d’optimisation numériques afin de supporter et de réduire le coût de mise au point des procédés de coating.

 

Le projet de Cenaero se concentre essentiellement sur les procédés de revêtement par projection thermique sur des pièces métalliques, en particulier les procédés par torche plasma et flamme d’oxygène à haute vitesse (HVOF). Ces procédés sont répandus dans l’industrie Wallonne, notamment dans les secteurs de l’énergie, de la chimie, le transport ou encore l’aéronautique. Toutefois, l’obtention d’un revêtement répondant aux critères de qualité industriels sur des pièces 3D requiert actuellement une procédure d’essais-erreur afin d’ajuster les paramètres opératoires du procédé (trajectoires de la pièce et de la source, paramètres de la source de projection, masquage, etc.). Cette procédure repose actuellement sur des campagnes expérimentales longues, coûteuses et qui génèrent des déchets car les revêtements non conformes sont difficiles à enlever des pièces qui ne peuvent dès lors pas être réemployées pour les essais suivants.

 

Le projet ECODECO_CENAERO propose réduire cette phase de conception expérimentale en développant des jumeaux numériques des procédés de projection sur pièces 3D qui seront intégrés dans une chaîne d’optimisation numérique visant à prédire de manière automatisée les valeurs des paramètres opératoires du procédé générant un revêtement ayant les propriétés voulues (T1.1). Les jumeaux numériques intégreront des simulations 3D des procédés de projection thermique visant à prédire la croissance de la couche de revêtement ainsi que l’historique thermique de la pièce (T1.1). Ils intégreront également des modèles numériques visant à prédire les propriétés physiques d’intérêt du revêtement tels que la dureté, porosité, adhérence,etc. (T1.2). Ces modèles seront basés sur des intelligences artificielles entraînées sur les données mesurées expérimentalement par le partenaires du portefeuille. Cenaero mettra en œuvre ses outils et compétences en analyse de données et plan d’expérience afin de supporter la définition de campagnes expérimentales efficientes (T1.3).


L’objectif du projet est de créer une méthodologie et des outils numériques suffisamment flexibles et génériques pour répondre aux besoins d’une large gamme d’applications industrielles de projection thermique. La méthodologie donc sera évaluée sur des cas d'usages concrets orientés vers les besoins industriels et définis en concertation avec les partenaires et les parrains industriels du portefeuille (T3.1). L’évaluation portera dans un premier temps sur le cas de la projection par torche plasma de carbure de tungstène sur des pièces métalliques de turbine (aubes et pièces cannelées de type engrenage). De par leurs géométries 3D complexes, ces pièces de turbines sont un bon exemple de pièces 3D réputées difficiles à revêtir. Le carbure de tungstène est, quant à lui, un matériaux bien connu et largement utilisé industriellement pour ses très bonnes propriétés mécaniques de dureté et de résistance à l’usure.


Dans un second temps, afin d’évaluer sa flexibilité de la méthodologie numérique, elle sera évaluée pour l’étude plus prospective du carbure de silicium, un matériaux innovant et prometteurs, car composé d’éléments moins nocifs et plus écologiques. En fonction de l’évolution du projet et des besoins industriels, ce deuxième cas d’usage pourrait être remplacé par la projection de céramiques (alumine, oxyde de zirconium ou spinelles) par torche plasma.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

RENOLAB.RE_Sirris

SIRRIS Charleroi A6K
(Atelier 6000)

441,091.45 €

Au cœur de tous les plans stratégiques gouvernementaux, la rénovation énergétique des bâtiments, et en particulier du parc bâti wallon (ancien), constitue un défi industriel majeur pour le secteur de la construction. Les méthodes traditionnelles actuellement utilisées sur les chantiers de rénovation s’appuient sur des processus peu efficaces, des besoins en main d’œuvre et en matériaux importants, générant des délais et des niveaux de complexité peu compatibles avec les souhaits des clients candidats à la rénovation. Face à ce constat, la nécessité de développer une approche industrielle intégrant les nouvelles possibilités technologiques et numériques s’impose.


Le RenoLab a donc pour objectif de développer un centre de services s’appuyant sur un pôle d’expertise digitale (RenoLab Digital) et un atelier industriel (RenoLab Factory) afin de répondre aux besoins d’évolution des entreprises du secteur de la rénovation en matière d’industrialisation off-site. Ce centre de services permettra de structurer, connecter, former et outiller une future filière wallonne de la préfabrication/industrialisation pour massifier/accélérer la rénovation du bâti wallon. Un partenariat fort entre les centres de recherche (Buildwise et Sirris) deux secteurs concernés (construction et manufacturing) permettra de développer l’approche produit-process nécessaire pour la filière tout en intégrant au maximum les principes de circularité (conception, démontabilité, matériaux de réemploi et de recyclage).

Le déploiement du site du District Cleantech étant étalé sur plusieurs années et phasé en plusieurs étapes, notamment la réhabilitation des différents bâtiments conservés sur le site (La Centrale et Les Vestiaires), un lancement progressif du RenoLab est planifiée et sera structuré en 2 entités :

 

  • Le RenoLab Digital actif à partir de 2026, sera dédié aux technologies digitales et regroupera les expertises et équipements de pointe dédiés à la rénovation énergétique et à la fabrication hors site à destination de ces rénovations. Il mettra à disposition l’ensemble des technologies de nouvelle génération qui rendront possible de nouveaux process de conception, plus avancés en termes de précision, rapidité et productivité, avec un focus sur les études de conception liées à la rénovation d’ensembles de bâtiments (massification de travaux) :
  • Des équipements de relevé digitaux et leur liaison avec les maquettes numériques ;
  • Des équipements de réalité virtuelle et une salle immersive ;
  • Des outils logiciels orientés vers l’analyse de groupes de bâtiments (quartiers, …) et les communautés d’énergie (en collaboration avec le projet CETWA).
  • Le RenoLab Factory, actif à partir de 2028, comprendra :
  • Un atelier de préfabrication des éléments d’enveloppe (façade, toiture) et de techniques spéciales (production & stockage d’énergie renouvelable, ventilation, protections solaires, …), équipés des technologies robotiques de pointe et permettant la fabrication sur mesure et à échelle réelle de petites et moyennes productions ;
  • Un atelier de prototypage+G52 ;
  • Une plateforme de test et validation des prototypes ;
  • Un atelier de préparation au réemploi.

 

En soutien et en amont du déploiement de ces structures, un projet de R&I ( RenoLab.RE) visera à développer une approche globale produits-process afin de configurer optimalement le RenoLab.


Le projet RenoLab vise donc à développer une offre pour les entreprises en réponse à un accroissement de la demande de rénovation de bâtiments de tous types, stimulée en Wallonie notamment par les programmes Reno+ (bâtiments privés) et RenoWatt (bâtiments publics et logements sociaux), ainsi que WalloReno (plateformes locales de rénovation). Le RenoLab permet également de traduire les objectifs de l’IIS Wallon ReNOW[1] (visant à structurer l’innovation autour de la rénovation circulaire) en un élément très concret connectant le monde de la construction à celui du manufacturing et de son IIS MadeInWal.

Enfin, au travers d’un partenariat fort avec le  Forem et ses centres, le RenoLab offrira également une infrastructure unique de formation aux nouveaux métiers de la rénovation avec un focus sur l’industrialisation, la circularité et l’IT for Green.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

TRANS-HY-SION - Infrastructures et acquisition
d'équipements

Université Libre de
Bruxelles

402,453.85 €

Ce projet s'inscrit dans la dynamique du District Cleantech, en parfaite cohérence avec les stratégies européennes et régionales. Le projet « Charleroi – District Cleantech » vise à transformer un ancien site industriel désaffecté à Charleroi (la Porte Ouest) en un écosystème novateur dédié à trois thématiques cleantech majeures: (i) la transition énergétique, (ii) la rénovation et construction durable et (iii) la circularité. Dans la décennie, l’ambition du District Cleantech est d’être un pôle économique et d’innovation wallon, belge et européen rassemblant, dans une logique de “campus”, des acteurs de la formation, des universités, des centres de recherche, des startups et le monde de l’entreprise autour de projets concrets visant à aider les entreprises de Charleroi Métropole et de la Région Wallonne à faire face aux conséquences sociales, économiques et environnementales de la transition climatique.


Dans cette vision de collaboration et d’innovation, ces acteurs exploiteront des infrastructures et équipements partagés (Les ‘Upscaling Labs”), propices à l’émergence de nouvelles startups, de collaborations, de pilotes cleantech, à la création d’emplois et au développement de programmes de formation par l’apprentissage dans des domaines professionnels en constante évolution.

 
Deux portefeuilles de projets liés à cet écosystème cleantech sont présentés dans le cadre du FTJ. Les projets TRANS-HY-SION portés par l'ULB sont intégrés au portefeuille 'Création d'un écosystème Cleantech sur Charleroi Métropole - Transition énergétique et recherche'.

 

 Ce dernier se concentre sur le développement d’une dynamique écosystémique autour de la Transition énergétique. Un des projets majeurs est de créer un ‘Upscaling Lab’ autour de l’hydrogène (Le VKHyLab, porté par le von Karman Institute) permettant aux entreprises industrielles, aux startups et aux centres de recherche de tester, d’innover et d’industrialiser leurs procédés H2 dans des conditions réelles. Cet outil sera également utilisé dans le cadre de formations orientées vers les nouveaux métiers et/ou l’évolution des métiers existants.
Associé à cet Upscaling Lab, le but du projet TRANS-HY-SION de l'ULB est de proposer un panel de moyens d’essais liés à l’utilisation de l’hydrogène dans le tissu industriel de Charleroi et d’effectuer une première campagne expérimentale sur chacun des systèmes afin de démontrer leur intérêt. L’installation des ces équipements est en ligne avec les ambitions de développement de la Région et du Fonds de Transition Juste en matière d’utilisation d'hydrogène. 


Via TRANS-HY-SION trois équipements de pointe utilisant l’hydrogène seront réunis sur un site unique et intégrés à la plateforme VKHyLab située sur le District Cleantech à Charleroi.

 

  • Un brûleur semi-industriel de 250 kWth ;
  • Un brûleur sous pression de 30 kWth ;

· Un démonstrateur de cycle turbine à gaz/pile à combustible.

 

Ils seront complétés par des diagnostics laser (PIV et PLIF) basse et haute cadence et un analyseur de polluants. 


D’un point de vue énergétique, l’hydrogène présente la meilleure façon de transformer l’énergie renouvelable afin de l’utiliser dans les process haute température ou de la stocker chimiquement. TRANS-HY-SION vise donc à assurer une transition efficace vers l’hydrogène, avec un minimum d’impact sur les processus industriels, une meilleure flexibilité à court terme et une meilleure efficacité énergétique à long terme. Ce sont des éléments clefs pour permettre de maintenir la compétitivité de l’industrie lors de la transition vers le nouveau paradigme énergétique.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Centre de Test à l'hydrogène « VKhyLab »
du von Karman Institute for Fluid Dynamics (VKI) - Projets de recherche

VKI

8,104,814.47 €

Le projet VKhyLab du von Karman Institute for Fluid Dynamics (VKI) en collaboration avec le Gouvernement Fédéral Belge concerne la construction d’un centre belge d’expertise et de test dédié aux technologies de l’hydrogène (H2) au District Cleantech de la Porte Ouest de Charleroi.


L’ambition du VKhyLab est sans précédent en Belgique et en Europe : un centre d’essais ouvert, coordonné et opéré par le VKI, en collaboration avec ses partenaires présents sur le site, offrant des équipements de pointe et des infrastructures uniques et exceptionnelles aux utilisateurs qui pourront manipuler d’importants volumes d’hydrogène en toute sécurité. Le VKI et ses partenaires apporteront leur soutien technique et scientifique aux différents utilisateurs, tout en réalisant aussi des activités de recherche liées à leurs propres expertises.


Plus de 1500 kg de H2 gazeux et 500 kg de H2 liquide seront stockés sur le site et distribués aux utilisateurs en couvrant une large plage de pressions, de températures et de débits. Ces moyens expérimentaux sans équivalent répondent aux besoins d’un maximum d’applications liées à la chaîne de valeur de l'hydrogène, en soutenant notamment les secteurs de la production d’hydrogène vert, de la combustion de l'hydrogène (décarbonisation de l'industrie lourde), de la mobilité verte (transport routier, aérien et maritime), de l’ingénierie des matériaux, de la sécurité et de la formation et/ou reconversion de profils professionnels liés à l'économie de l'hydrogène.


En effet, l’hydrogène (H2) joue un rôle crucial dans la transition énergétique verte, qui impose par le Plan Air Climat Energie 2030 de nombreux défis technologiques aux universités, aux centres de recherche et à l’industrie. Le VKhyLab vise à répondre à ces enjeux en supportant les stratégies régionales de relance et de décarbonation de l’économie. Il s’inscrit dans le domaine d’innovation « Systèmes énergétiques et habitat durables » de la Stratégie Régionale de Spécialisation Intelligente S3, en totale cohérence avec la vision et les roadmaps H2 wallonnes : la plateforme VKhyLab permettra de renforcer l’ambition de la Wallonie de devenir une importante "Vallée de l’Hydrogène" à l’échelle européenne et internationale, ambition soutenue par le Cluster TWEED et H2Hub Wallonia. Le VKhyLab est aussi soutenu et soutiendra l'IIS e-wallonHy.

 

En s’inscrivant comme une initiative en collaboration avec le Gouvernement Fédéral, le VKhyLab vise également à promouvoir et soutenir les stratégies de relance et de décarbonation de l’économie au niveau belge et européen. Le Centre Belge de Test à l’Hydrogène sera donc construit sur deux sites parfaitement complémentaires et stratégiquement situés en Belgique : à la Porte Ouest de Charleroi et au Port d’Anvers.
Les applications sur le site en Flandre porteront sur les secteurs naturellement liés à cet écosystème tels que l’importation d’hydrogène vert, son stockage et sa distribution, son application dans l'environnement offshore et, en général, le soutien à la décarbonation du secteur maritime.


De même, les applications sur le site de Wallonie répondront principalement à l’écosystème H2 wallon actif dans le secteur de la mobilité verte (en incluant l’aérospatial), dans la décarbonisation de l’industrie lourde, dans la production d’hydrogène (électrolyse, plasmalyse et thermolyse) et dans l’ingénieure des matériaux.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Réhabilitation du bâtiment des Vestiaires comme
première zone de croissance de l'écosystème Cleantech

I.G.R.E.T.E.C.

13,627,791.56 €

Le projet porte sur la réhabilitation du bâtiment “Vestiaires” pour en faire la première zone d'accueil et de croissance de l’écosystème Cleantech sur Charleroi Métropole. Cette initiative ambitieuse vise à restaurer ce bâtiment emblématique, situé sur la Porte Ouest de Charleroi, ancien site sidérurgique désaffecté en cours de reconversion.


Le développement du site de la Porte Ouest est étalé sur plusieurs années et sera phasé en plusieurs étapes. A côté du Quartier du Futur de la Défense (prévu pour 2030), le District Cleantech sera développé sur un parc d’activités économiques de 30 hectares. Au cœur de ce District, les bâtiments “Vestiaires” et “Centrale” seront réhabilités afin de créer la logique “campus”. 


L’installation de l’écosystème dans le bâtiment Vestiaires est prévue pour 2026. Cette installation permettra un lancement progressif de la dynamique avant l’extension de l’écosystème au sein du bâtiment de la Centrale, qui, elle, est estimée à 2029. Situés côte-à-côte, ces deux bâtiments seront, à terme, interconnectés et complémentaires. Alors que la Centrale abritera principalement des activités productives (semi) industrielles, le bâtiment des Vestiaires sera considéré comme le “cerveau des opérations” et sera exploité en bureaux/espaces co-working, zones collaboratives, salles de réunion, espace de conférence et espace d’incubation startups. En hébergeant une première version digitale du “Rénolab”, le bâtiment permettra également de lancer cet Upscaling Lab, porté par Buildwise et SIRRIS, dédié aux différents acteurs issus du monde de la rénovation afin d’accélérer l’industrialisation de la préfabrication et de la rénovation énergétique des bâtiments. 


En regroupant dans un même lieu, et autour de projets concrets, les différents acteurs clés de l’écosystème, l’objectif est d’en faire “le cerveau de l’écosystème Cleantech” soit un centre d'expertise et d’innovation favorisant l’émergence de nouveaux projets ou nouvelles entreprises dans le domaine des trois thématiques cleantech de l’écosystème. Il doit permettre de soutenir les entreprises de Charleroi Métropole dans leurs projets visant la neutralité carbone et l’adoption de pratiques circulaires. Par ailleurs, le bâtiment sera utilisé comme centre de coordination et de pilotage de l’ensemble du District Cleantech et de ses projets. La figure ci-dessous résume la dynamique du District Cleantech qui sera coordonnée au sein du bâtiment.


La réhabilitation du bâtiment des Vestiaires se veut exemplaire pour en faire un bâtiment modèle et inspirant tant sur l’aspect de performance énergétique (Q-ZEN) que sur l’aspect d’économie circulaire. Dans ce contexte, il sera un outil de sensibilisation et de formation pour  l’ensemble des acteurs du secteur de la construction (en ce compris les maîtres d’ouvrage, architectes, etc.). Dans ce contexte, un jumeau numérique du bâtiment sera développé dans le cadre du projet ILES porté par Cenaero en réponse à l’appel FTJ qui permettra de développer une communauté d’énergie sur base d’une rénovation énergétique profonde du bâtiment et de son intégration au réseau de chaleur. Le projet vise également à doter le bâtiment d’un outil dynamique et prédictif des systèmes énergétiques dans le but de maximiser l’autoconsommation en phase d’exploitation du bâtiment.

 

En outre, cette démarche s'inscrit parfaitement dans les objectifs du Pacte Vert européen et de la Stratégie wallonne pour une économie circulaire, tout en répondant aux normes environnementales les plus strictes.


En redynamisant ce lieu emblématique, le projet offre une opportunité unique de créer un écosystème où la recherche, l'innovation, la formation et l'entrepreneuriat se rejoignent pour façonner un avenir plus vert et plus prospère.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

Réhabiliation du bâtiment de la Centrale pour en
 faire le coeur de l'écosystème Cleantech

I.G.R.E.T.E.C.

44,920,011.48 €

Le projet porte sur la réhabilitation du bâtiment ”Centrale” pour en faire un lieu majeur dans le développement de l’écosystème Cleantech sur Charleroi Métropole. Cette initiative ambitieuse vise à restaurer ce bâtiment emblématique, situé sur la Porte Ouest de Charleroi, ancien site sidérurgique désaffecté en cours de reconversion.


Le développement du site de la Porte Ouest est étalé sur plusieurs années et sera phasé en plusieurs étapes. A côté du Quartier du Futur de la Défense (prévu pour 2030), le District Cleantech sera développé sur un parc d’activités économiques de 30 hectares. Au cœur de ce District, les bâtiments “Vestiaires” et “Centrale” seront réhabilités afin de créer la logique “campus”.


L’installation de l’écosystème dans le bâtiment Vestiaires est prévue pour 2026. Cette installation permettra un lancement progressif de la dynamique avant l’extension de l’écosystème au sein du bâtiment de la Centrale, qui, elle, est estimée à 2029. Situés côte-à-côte, ces deux bâtiments seront, à terme, interconnectés et complémentaires. Alors que le bâtiment des Vestiaires sera considéré comme le “cerveau des opérations” et sera exploitée en bureaux/espaces co-working, zones collaboratives, salles de réunion,... la Centrale abritera principalement des activités productives (semi) industrielles.


En transformant ce lieu en un écosystème collaboratif et innovant, le projet favorise l'émergence de nouvelles entreprises cleantech et renforcera, dans la logique de “campus”, les synergies entre universités, acteurs de la formation, centres de recherche, entreprises, startups, acteurs du financement et associations. Ces différents acteurs seront amenés à collaborer autour d’infrastructures partagées (les Upscaling Labs) afin de permettre le développement, l’accélération et la commercialisation de solutions cleantech sur le marché wallon (passer du TRL 7 vers le TRL 9). La Centrale abritera ainsi deux Upscaling Labs majeurs:

 

Le Renolab autour de la rénovation durable et circulaire, porté par ailleurs par Buildwise et SIRRIS, et le Greenhouse Lab autour de l’agriculture urbaine, soutenu par Gembloux Agro Bio Tech (ULG et IIS Wasabi 2.0). La Centrale accueillera principalement des zones dites ‘productives’ et industrielles telles que des ateliers modulables disponibles à la location pour PME/Startups du monde de la construction, du réemploi et de la circularité. Par ce fait, la Centrale est en parfaite cohérence avec la stratégie de réhabilitation du bâtiment voisin, les Vestiaires, qui accueillera principalement des bureaux et zones collaboratives pour le District Cleantech. De manière imagée, les Vestiaires seront donc en quelque sorte le “cerveau” de l’écosystème Cleantech; la Centrale, quant à elle, sera le cœur et les bras de celui-ci. 
La rénovation du bâtiment sera guidée par des principes d'économie circulaire, de durabilité et de performance énergétique, constituant ainsi un outil de sensibilisation pour  l’ensemble des acteurs du secteur de la construction.


En outre, cette démarche s'inscrit parfaitement dans les objectifs du Pacte Vert européen et de la Stratégie wallonne pour une économie circulaire, tout en répondant aux normes environnementales les plus strictes.


En redynamisant ce lieu emblématique, le projet offre une opportunité unique de créer un écosystème où la recherche, l'innovation, la formation et l'entrepreneuriat se rejoignent pour façonner un avenir plus vert et plus prospère.

 

 

Projets dans l’arrondissement de Tournai

 

Objectif

Intitulé du projet

Bénéficiaire

Budget total approuvé

Description du projet

Soutien à la construction
d'unités de biométhanisation

Unité de Biométhanisation à Barry-Tournai

IPFH

5,395,985.37 €

Ce projet a pour objectif la construction d’une unité de biométhanisation à Barry, sur un terrain industriel en articulation directe avec les activités de la briqueterie de Ploegsteert.


L’unité de biométhanisation est dimensionnée pour valoriser annuellement 25.000 tonnes de matière organique. Elle sera alimentée essentiellement par des effluents d’élevage de proximité (60 % des intrants) et des biodéchets industriels produits localement.


La chaleur et une partie de l’électricité nécessaire au processus de biométhanisation, seront générées en récupérant la chaleur fatale issue des gaz de combustion des fours de la briqueterie de manière à optimiser le processus.


Ce projet est parfaitement adapté aux caractéristiques du territoire et basé sur des partenariats forts avec les acteurs locaux (agriculteurs et industriels). Il s’appuie sur les principes de l’économie circulaire et permet de produire du biométhane vert en mobilisant notamment des effluents d’élevage, qui constituent une ressource biométhanisable importante actuellement sous-exploité en Région wallonne.

 

Le processus de fabrication des briques est par nature énergivore car il nécessite une cuisson à très haute température La briqueterie est dès lors une entreprise particulièrement touchée par les objectifs européens de transition vers une énergie climatiquement neutre. En lui fournissant du gaz vert à un prix équivalent à celui du gaz fossile ou avec un surcoût acceptable, ce projet soutient la transition énergétique du secteur de la construction sur notre territoire, dans ses objectifs de décarbonation.

Soutien aux actions de R&I - infrastructures et acquisitions d'équipements de pointe

MC2 - CTP

Centre technologique
 international de la Terre et de la Pierre

3,037,182.00 €

« MC2 » pour « Mineral Circular Centre » est un écosystème orienté « circularité des matières minérales et création de nouveaux matériaux ».


Le grand défi pour accélérer l’économie circulaire dans le secteur « minéral » va être de créer de l’emploi et de la richesse, et d’aller ainsi chercher la croissance attendue pour ce domaine tout en rencontrant les objectifs régionaux de réduction des GES et de pollution. Il convient primo de continuer à développer les filières de recyclages interrégionales et intersectorielles en prenant davantage en considération la qualité des produits qui en ressortent et secundo de favoriser la demande pour les produits et services à travers des politiques de soutien de l’innovation impliquant les acteurs industriels intervenant à différents niveaux de la chaîne de valeurs et appartenant aux secteurs amont et aval qui la composent.


L’objectif est de mettre en place un écosystème dédié à la circularité de ces matières minérales afin de créer des matériaux circulaires et innovants, mettre en place de nouvelles filières de valorisation des produits en conservant au maximum la valeur ajoutée sur le territoire wallon (principe des circuits courts). Véritable Centre de référence, le technopôle aura pour vocation d’accompagner le tissu économique et entrepreneurial de l’arrondissement de Tournai et plus largement de la Wallonie : recherche appliquée, sensibilisation, mise en réseau, création de synergies, soutien et conseil aux entreprises, …


L’accompagnement favorisera l'émergence de nouveaux processus de production/ consommation et contribuera à la réduction de l’impact sur les ressources. Facteur de croissance, l’écosystème offrira des infrastructures adaptées aux entreprises et sera créateur de nouveaux emplois. Premier pôle de ce type, il donnera une impulsion déterminante à la mise en œuvre d'une dynamique d'économie circulaire en Wallonie picarde, et plus globalement en Wallonie.


Grâce au développement de ces nouvelles technologies, le projet « MC2-CTP » va promouvoir la création sur l’Arrondissement de Tournai (et plus largement en Wallonie) d'une nouvelle filière qui va renforcer la circularité des matériaux et réduire la dépendance wallonne et européenne.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ILES-HE Condorcet

Haute Ecole
Condorcet

555,972.46 €

Le portefeuille de projets « Integrated Local Energy Systems (ILES) » est un ensemble de projets de recherche multipartenaires axés sur les technologies énergétiques, notamment dans le domaine de la conversion et du stockage d'énergie, et sur leur intégration et démonstration dans des communautés d’énergie.


Six axes sont présents :

  • Axe 1 : Collecte, organisation, gouvernance des données à caractère énergétique ;
  • Axe 2 : Cartographie des besoins énergétiques ;
  • Axe 3 : Technologies de stockage d’énergie (chaleur - électricité - hydrogène) ;
  • Axe 4 : Utilisation de la géotherme basse température dans les communautés d’énergie ;
  • Axe 5 : Couplage de technologies énergétiques et tests sur banc d’essais dynamiques ;
  • Axe 6 : Développement et démonstration des outils de dimensionnement et de pilotage sur des use-cases existants.

Le projet  ILES-HE Condorcet s'inscrit dans des activités du cinquième axe (WP5) de ce portefeuille. Celui-ci est donc consacré au couplage de technologies énergétiques et aux tests sur banc d’essais dynamiques. Les technologies concernées par cet axe couvrent la conversion (pile à combustible, cogénération, la production d’hydrogène), le stockage d’énergie (stockage par air comprimé, les batteries Li-ion) et la capture du CO2 sur de petites unités de cogénération. Les bancs d’essais utilisés permettront d’émuler la demande en énergie d’une communauté d’énergie permettant ainsi le test des technologies et de leurs couplages dans des conditions aux limites quasi-réelles.


Plus précisément, les activités de la HE Condorcet-URST (Haute Ecole Condorcet - Unité de Recherche des Sciences et Technologies) se situeront dans le WP5.1 et assureront la validation, la préparation, la gestion, l'utilisation et le suivi du banc d’essais dynamiques pour le rendre fonctionnel et capable d'accueillir les différents tests de systèmes énergétiques (plus de détails dans la section Description). Les livrables de ce projet seront un ensemble d’infrastructures opérationnelles et de procédures d’utilisation pour le test d’équipements thermiques et électriques. Les tests réalisés avec ces infrastructures permettront de développer des outils relatifs à la mise en place de Communautés d'Energie dans le domaine de la régulation et l'optimisation des flux d'énergie et de la sélection et du dimensionnement de systèmes énergétiques. Ces infrastructures pourraient, à terme, être mises à disposition d’entreprises pour le test de systèmes énergétiques.

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Développement de projets de recherche

Freedom CTP

Centre technologique
international de la Terre et de la Pierre

725,400.80 €

Le projet Freedom CTP comporte deux axes.


Le premier vise l'extraction chimique et la récupération de l'oxyde de magnésium contenu dans les réfractaires dolomitiques usagés. Ces réfractaires constituent des déchets ultimes et sont habituellement mis en décharge pour matières dangereuses. L'extraction de l'oxyde de magnésium est effectuée par un procédé innovant menant à la production d'un carbonate ou d'un hydroxyde de magnésium à haute valeur ajoutée. Le procédé est peu énergivore et a une faible empreinte environnementale. L'objectif de la recherche est d'optimiser le procédé à l'échelle laboratoire et de démontrer ses performances à l'échelle pilote à l'aide d'un équipement acquis dans le projet MC² - CTP du portefeuille MC² Mineral Circular Center.


Le second axe du projet Freedom CTP vise la démonstration d’un nouveau procédé de réduction de l’oxyde de magnésium en métal. Il doit permettre une progression dans la chaîne de valeur et la sécurisation de l'approvisionnement en Wallonie et en Europe d'un métal clé pour la réduction de nos émissions de CO2. Le procédé développé a l'avantage d'être beaucoup plus efficient que les procédés concurrents. Dans le cadre du projet Freedom CTP, des essais pilotes seront menés à l'aide d'un équipement acquis dans le projet MC² CTP (portefeuille MC² Mineral Circular Center) afin de mettre en évidence les avantages de la nouvelle technologie.


Grâce au développement de ces nouvelles technologies, le projet Freedom CTP doit promouvoir la création en Wallonie d'une nouvelle filière qui va renforcer la circularité des matériaux et réduire la dépendance wallonne et européenne aux importations chinoises.

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Développement de projets de recherche

DUN3ES - CTP

Centre technologique
international de la Terre et de la Pierre

1,365,063.88 €

Ce projet fait partie du portefeuille DUN3ES qui vise à :

  • contribuer à la rationalisation de l’exploitation des gisements primaires régionaux de sable afin d’assurer une meilleure pérennité de la ressource encore disponible ;
  • transformer des sous-produits ou déchets d’origine naturelle ou industrielle, contenant une fraction sableuse fillerisée ou non, en matières secondaires alternatives susceptibles (i) de substituer les ressources primaires dans certaines applications moins nobles ; (ii) d’être utilisées, en fonction de leurs caractéristiques, dans des applications connexes plus qualitatives telles que la plasturgie ou les bétons à hautes et ultra-hautes performances.

Dans ce contexte, les réalisations spécifiques de ce projet porteront sur :

  • la sélection des sables primaires et secondaires sur base de critères chimiques, minéralogiques mais également en fonction de leur disponibilité (volume et accès au gisement) ;
  • l'étude des traitements des sables naturels et des fines, afin de les mettre en conformité avec les cahiers des charges relatifs à certaines applications à plus haute valeur ajoutée (en verrerie par exemple) ;
  • l'étude des traitements de sous-produits ou déchets de nature sableuse, pouvant contenir une fraction fine, afin de les transformer en matières secondaires alternatives répondant aux spécifications pour les applications cibles de ce projet ;
  • et la valorisation des fractions issues des traitements dans des applications conventionnelles (bétons prêts à l’emploi) ou à plus haute valeur ajoutée (bétons ultra-hautes performances).

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Développement de projets de recherche

DUN3ES-UCL-LAB

U.C.L.

525,222.13 €

Le projet s’attache à analyser les emplois, mis en oeuvre dans la fabrication par impression 3D, des matériaux étudiés par le portefeuille DUN³ES : sables naturels et recyclés, fractions fines de sables fillérisés et particules inférieures à 5 μm potentiellement réactives.

 

Le projet testera leur mise en œuvre pour l’impression 3D par différentes techniques de fabrication numérique, il développera pour ceux-ci des systèmes d’éléments de construction imprimés segmentaux ; il en réalisera le prototypage et testera leur assemblage en systèmes constructifs. Le projet étudiera l’intégration de ces systèmes au Démonstrateur du portefeuille DUN3ES et inclut une contribution du point de vue architectonique au projet ‘béton damé’.

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Développement de projets de recherche

DUN3ES - ULIEGE

Université de Liège

1,379,321.87 €

Le projet a pour objectifs de réaliser un screening des technologies en vue de la digitalisation et de la caractérisation en ligne des sables(matières minérales naturels et recyclées), de développer des formulations de béton (en particulier béton prêt à l'emploi, coulis pour la géothermie et béton damé), de vérifier leur comportement à long terme, de vérifier leur impact environnemental (ACV) et d'analyser les conditions psycho-socio-écologique d'acceptation des produits recyclés dans les matériaux de construction.

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Développement de projets de recherche

DUN3ES-UCL-IMMC

U.C.L.

289,010.16 €

Le constat actuel est que la décarbonisation de l'énergie électrique ne permettra pas, à elle seule, d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. L'approche de la décarbonation a longtemps ignoré une partie significative des chaines de valeur de l'économie circulaire. Le régulateur européen souhaite maintenant faire de l'économie circulaire un levier de décarbonisation des économies qui ne soit pas exclusivement basé sur l'énergie, en transformant les gains d'efficacité obtenus grâce à l'utilisation de matériaux réutilisés et recyclés en une source d'économie d'émissions.

 

Une transition vers la neutralité carbone via le soutien au développement de l’économie circulaire n’implique pas mécaniquement des impacts économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires positifs pour les territoires qui s’engagent dans cette voie. L’état actuel des connaissances scientifiques qui permettraient de prédire les impacts associés à des innovations soutenant le développement et la stabilisation de l’économie circulaire est encore trop lacunaire pour ce faire. Le fonctionnement de chaînes de valeur de l’économie circulaire est méconnu et les modifications induites dans les secteurs utilisant des nouveaux matériaux composés d’une ou plusieurs fractions recyclées sont encore peu étudiées. Partant de là, on dispose généralement une information limitée, voire peu fiable, sur les répercussions socio-économiques, environnementales et sanitaires sur les territoires hôtes ; il est donc difficile d’éclairer et de coordonner efficacement les choix et efforts des acteurs de la Quadruple Hélice (les centres de recherche, les entreprises, les autorités publiques et les citoyens).


Pour soutenir une transition juste, il est donc crucial de développer un outil qui va permettre d’anticiper les impacts du choix de nouveaux matériaux, le plus tôt possible dans leur conception et avec une précision croissante dans le temps. A l’heure actuelle il n’existe ni méthodologie unifiée adaptée à cet objectif, ni outil opérationnel intégré. Les bases disciplinaires de différents outils ont été jetées avec, notamment, les ACV (Analyse du Cycle de Vie) et LCC (Life Cycle Cost, le coût du cycle de vie), la sélection rationnelle des matériaux et l’analyse d’impacts socio-économiques. Chaque approche offre une vision partielle utile. Mais il manque encore un socle scientifique multidisciplinaire unifié et solide et un outil opérationnel permettant d’intégrer ces différents aspects pour guider et pour justifier les choix des acteurs dès les premières étapes de la recherche et de l’innovation sur de nouveaux matériaux.


Il y a plusieurs raisons à cet état de fait. Premièrement, il faut opérer un décloisonnement entre différentes disciplines et opter résolument pour une approche multi- ou interdisciplinaire. Deuxièmement, ces connaissances, méthodes et outils sont à élaborer sur base d’une analyse précise des innovations (nouveaux matériaux) et des chaînes de valeur via lesquelles ces innovations seront produites et dans lesquelles elles seront utilisées. Cela suppose une connaissance fine du fonctionnement et des spécificités de chaînes de valeur de l’économie ‘linéraire’ et celles de l’économie circulaire.


Le cahier des charges est ambitieux si l’on se donne pour objectif d’aider au pilotage de la transition vers la neutralité carbone via le développement et la stabilisation de l’économie circulaire. Sur base d’une connaissance scientifique des besoins à satisfaire dans l’économie et de l’identification de différentes solutions, il faut pouvoir déterminer :

  • quels sont les impacts associés à chaque candidat matériau associé aux chaînes de valeurs présentes ou se déployant sur le territoire hôte où ce matériau sera produit et utilisé ;
  • quels sont les arbitrages entre des objectifs difficiles à satisfaire simultanément et qui se traduiraient pas des impacts socio-économiques négatifs résultant de pertes de marché et d’activités, de perte d’emplois et/ou d’une exclusion économique et sociale significative sur le territoire hôte.

En collaboration avec les différents acteurs de la Quadruple Hélice situés sur le territoire du projet, on développera un cadre conceptuel scientifique, une méthodologie multidisciplinaire original et le prototype d’un outil permettant de guider :

  • l’optimisation de matériaux éco-responsables à base de sables naturels et recyclés par l’identification de leurs impacts sociétaux potentiels dans les tissus socio-économiques locaux et régionaux ;
  • le choix de stratégies (pour les acteurs privés) et de mesure d’accompagnement (pour les décideurs publics) permettant une décarbonation significative (via la diversification vers la production de matériaux s’appuyant notamment sur l’économie circulaire) tout en minimisant les impacts socio-économiques négatifs.

ME21 - Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_CTP

Centre technologique
 international de la Terre et de la Pierre

682,243.07 €

Un revêtement de surface consiste à substituer la surface d'origine d'un composant par une nouvelle surface ayant des propriétés mieux adaptées pour répondre aux besoins fonctionnels. Cette substitution peut faire appel à de nombreuses familles de matériaux.

Pour l'instant, les priorités de la majorité des producteurs restent davantage polarisées sur la réduction des coûts et les performances des techniques, que sur leur impact environnemental.

 

Dans le cadre du projet ECODECO_CTP, le CTP participe à la mise au point de solutions innovantes, qui permettront de faciliter le décrochage des matériaux constitutifs d’un composite pour permettre une meilleure récupération, et consécutivement valorisation ou réutilisation de ces matériaux, afin de tendre vers le "zéro déchet". Les contraintes auxquelles le CTP devra faire face vont dépendre de la nature des matériaux (polymères, métaux ou céramiques), ainsi que des propriétés physico-chimiques et mécaniques qui régissent leur adhésion.

ME21 - Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

ECODECO_MULTITEL

Multitel Negundo

404,751.08 €

Le projet ECODECO_MULTITEL vise à mettre au point des procédés Laser permettant de réaliser principalement des désassemblages fonctionnels et des décapages (decoating) de façon plus écologique, mais aussi de participer aux développements de processus de création dans la durabilité avec des préparations de surface. Au-delà des procédés laser, des techniques de contrôles et surveillance en lignes basés sur des techniques de spectroscopie seront aussi implémenté afin de s'assurer que le processus est entièrement réalisé et contrôler finement les durée, la précision, et le rejet de fumée et particules. Différents cas d’usages traiteront les matériaux céramiques, minéraux, polymère et métalliques.


Le centre de recherche MULTITEL maitrise les technologies et les procédés laser de micro-usinage et de spectroscopie. Le projet ECODECO nous demandera l’application de ces technologies aux cas particuliers de decoating et décapage selon les différents cas d’usages, de désassemblage et de texturisation de surface. Par conséquent, nous visons une augmentation du niveau de TRL de la technologie de traitement des pièces par Laser, d’un niveau 3 (essais préliminaires en laboratoire) à un niveau 6 (vérification de la technologie sur pièces réelles).

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

TECHNOPOLE - Création d'un  parc d'activités
économiques

IDETA Siège Social -
Maison du Tourisme du Tournaisis

5,382,820.21 €

Le projet d’aménagement du Parc d’Activités Economiques Technopole se situe dans une zone d’activités économiques industrielles désaffectée et en friche acquise par l'intercommunale IDETA fin 2020. Elle s'étend sur 8ha constitué en partie par les anciens Ateliers Louis Carton (ALC). Ce site est en bordure d’Escaut et proche du centre urbain de Tournai. Il est idéalement implanté en matière d’accessibilité, en ce compris en mobilité douce. Il est également localisé au sein d’un quartier de la ville qui va être fortement recomposé avec le développement de gros projets immobiliers, dont un nouveau palais de Justice.


L’objectif est de créer un Parc d’activités économiques (PAE) spécialisé dans les domaines orientés vers la circularité des matières minérales et des nouveaux matériaux et qui servira à l’ancrage de l’écosystème Mineral Circular Centre (MC²).


Ce projet de création d’un PAE consiste en l’aménagement des infrastructures de voiries, de trottoirs, de piste cyclable et de tous les équipements connexes pour :

  • Accéder aux bâtiments réhabilités et neufs qui seront mis en œuvre dans le projet “Technopôle – réhabilitation et construction de bâtiments d’accueil” de ce portefeuille ;
  • Aménager des parcelles équipées dans la partie du site encore non exploitée actuellement.

Les entreprises qui s’y installeront pourront s’intégrer dans cet écosystème et profiter de l’expérience du Centre Terre et Pierre (CTP) qui est l'unique centre agréé en Belgique en matière de Mineral Processing.


IDETA, grâce à son expérience en matière développement économique et à ses moyens propres ou qu’elle mobilisera, assurera l’animation économique du PAE en soutenant les structures et les sociétés en développement de manière à ce qu’elles participent à l’essor et l’ancrage territorial de cet écosystème.


Les sociétés auxiliaires qui soutiennent les porteurs de projet et les entreprises œuvrant dans la dynamique de cet écosystème pourront également être accueillies dans ce PAE.
Le site est traversé par le Rieu de Barge, un cours d’eau de troisième catégorie, ce qui permet la mise en œuvre distincte de la partie située à l’Ouest constituée essentiellement des bâtiments à réhabiliter et à construire et de la partie à l’Est non bâtie et en friche actuellement. L’estimatif de l’aménagement situé à l’Ouest nécessaire pour la réhabilitation des halls relais et la réalisation du centre d’entreprise est de 3.910.000€ et pour la partie à l’Est, l'estimatif est de 1.975.000€.


Les aménagements prendront en compte les contraintes environnementales et veilleront à l’intégration paysagère du PAE, ils seront encadrés par une chartre urbanistique et environnementale qui renforcera la cohérence urbanistique et architecturale.


Une attention particulière sera apportée à la gestion des eaux pluviales afin de rendre ce PAE plus résilient aux changements climatiques.

 
La situation de ce PAE en bordure du Ravel 4 permet un accès en mobilité douce vers et via le centre de Tournai ce qui contribue à apporter des solutions de mobilité bas carbone.

 
Autant que possible les matériaux issus des démolitions seront recyclés sur place et réemployés pour la réalisation des voiries et trottoirs.


L’objectif de réhabiliter une ancienne zone industrielle en un parc d’activités économiques spécialisé en matière de "circularité des matières minérales et création de nouveaux matériaux". Ce parc de nouvelle génération sera en phase avec les enjeux climatiques et environnementaux.

Infrastructures et équipements pour la création des écosystèmes

TECHNOPOLE - Réhabilitation et construction de
bâtiments d'accueil

IDETA Siège Social -
Maison du Tourisme du Tournaisis

18,338,175.42 €

Le projet Technopôle de réhabilitation et construction de bâtiments d’accueil consiste en la création de lieux d’hébergement pour l’ancrage physique de l’écosystème Mineral Circular Centre (MC²) sur un site d’activités économiques industrielles désaffecté et en friche en bordure d’Escaut et proche du centre urbain de Tournai. Le site est idéalement situé en matière d’accessibilité, en ce compris en mobilité douce. Il est également localisé au sein d’un quartier de la ville qui va être fortement recomposé avec le développement de gros projets immobiliers, dont un nouveau palais de Justice.


Il s’agira de réhabiliter une partie des anciens halls industriels et de construire un centre d’entreprises afin de permettre le développement économique dans les domaines orientés vers la circularité des matières minérales et des nouveaux matériaux.


L’objectif est que les entreprises puissent profiter de l’expérience et de la collaboration du Centre Terre et Pierre (CTP), unique centre agréé en Belgique dédié au Mineral Processing, déjà présent sur le site au sein d’un écosystème.  Pour leur recherche et leur déploiement les entreprises pourront être hébergées dans les différents locaux du Technopole. IDETA assurera grâce à son expérience dans le développement économique et à ses moyens propres ou qu’elle mobilisera, l’animation économique du site. Elle s’appuiera sur des livrables élaborés par Wallonie entreprendre afin de participer à l’essor de cet écosystème en soutenant les structures et sociétés en développement.


Les bâtiments comporteront des bureaux, un espace de coworking et des ateliers mis en location mais également des salles de réunion et/ou de formation ainsi qu’une halle couverte pour des activités liées à l’écosystème. Un espace pour du coworking sera également prévu. Les sociétés auxiliaires qui soutiennent les porteurs de projet et les entreprises œuvrant dans la dynamique de cet écosystème pourront également être hébergées.


Les formations seront dispensées pour développer de nouveaux métiers ainsi que par les Universités pour le volet académique de recherche, notamment grâce à la chaire interuniversitaire d’économie circulaire portée par l’UCL et des master-classes potentielles organisées sur place par l’UMONS, l’UCLOUVAIN et l’ULIEGE.

Soutien aux actions de R&I -
Développement de projets de recherche

DUN3ES - BUILDWISE

CSTC - Buildwise

509,691.19 €

Le projet DUN3ES-Buildwise fait partie du portefeuille de projets DUN³ES visant une préservation durable des ressources en sable. Le projet s’attache à étudier plusieurs pistes de valorisation dans le domaine du BTP pour les ressources visées par DUN³ES (fines et sables naturels et recyclés), en intégrant tant que possible les critères techniques, économiques et environnementaux, en partenariat avec les autres partenaires impliqués dans le portefeuille. Il s’agit aussi bien d’applications conventionnelles (béton prêt à l’emploi) que d’applications à plus haute valeur ajoutée (béton pour mise en œuvre par impression 3D, coulis géothermiques et bétons à ultra-hautes performances), avec une attention particulière portée à la vérification du comportement à long terme de ces nouveaux matériaux. Des essais de mise en œuvre en situation réelle ou représentative permettront de valider les solutions retenues.


Pour la réalisation du projet, Buildwise (anciennement CSTC) s’appuiera sur les compétences et équipements des autres partenaires du portefeuille de projets, mais aussi ceux de ses laboratoires experts en Technologie du Béton, Structures & Systèmes Constructifs et Géotechnique & Monitoring. Un suivi sera assuré par un Comité de Pilotage, constitué d'industriels wallons et de Fédérations, permettant d'assurer un transfert optimal des résultats de la recherche vers l'ensemble des acteurs concernés (recycleurs, auteurs de projet, centrales à béton, préfabricants, entrepreneurs, ...).

Soutien à la construction
d'unités de biométhanisation

Unité de Biométhanisation à Polaris-Peruwelz

IPFH

5,978,676.23 €

Ce projet a pour objectif la construction d’une unité de biométhanisation sur le parc d’activité économique Polaris à Péruwelz.  


L’unité de biométhanisation est dimensionnée pour valoriser annuellement environ 26.000 tonnes de matière organique. Elle sera alimentée essentiellement par des effluents d’élevage de proximité (+/-60 % des intrants) et des biodéchets industriels produits localement (+/-30%).

 

Ce projet est parfaitement adapté aux caractéristiques du territoire et basé sur des partenariats forts avec les acteurs locaux (agriculteurs et industriels). Il s’appuie sur les principes de l’économie circulaire et permet de produire du biométhane vert en mobilisant notamment des effluents d’élevage, qui constituent une ressource biométhanisable importante, actuellement sous-exploitée en Région wallonne.


La production et le partage de biométhane, via une communauté d’énergie, offre aux entreprises locales une alternative aux énergies fossiles à un prix équivalent ou avec un surcoût acceptable. Le projet permet une réduction de l’empreinte carbone des entreprises bénéficiaires du gaz vert et renforce donc indirectement leur compétitivité, indispensable à la pérennisation et au développement de l’emploi local.

 

 

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